La Crei et les 11 avocats de la partie civile bénéficient d'une protection rapprochée, la salle d'audience sous haute surveillance... Que redoute le pouvoir judiciaire?


DAKARACTU.COM La question mérite d'être posée, parce qu'il a été constaté que des éléments d'une de nos unités d'élite veillent de jour comme de nuit sur la sécurité des magistrats officiant à la CREI. Normal, serait-on tenté de dire, lorsqu'on revisite la tumultueuse histoire politique de notre pays. 

Mais, ce souci de sécurité prévaut aussi à l'endroit des avocats de la partie civile, qui font tous l'objet d'une protection rapprochée. Visibles depuis le début de ce feuilleton judiciaire, d'impressionnants gardes du corps se relaient même au poste, c'est à dire sur le périmètre de la salle 4 du tribunal de Dakar, aussitôt que les audiences débutent. Ce sont d'ailleurs ces mêmes "gorilles" qui avaient neutralisé en un tour de main, le téméraire Moïse Rampino lorsqu'il tentait d'agresser la Crei.

"Ne serait-ce que pour cet incident, il est donc tout à fait justifié que la sécurité de la salle doit assurée", fait savoir un élément des forces de l'ordre que nous avons interpellé sur le sujet.

En outre, même la salle abritant les séquences interminables du "feuilleton judiciaire Karim Wade" est étroitement surveillée. En effet, plusieurs tours effectués nuitamment au prétoire nous ont permis de constater que des éléments de la maréchaussée veillent au grain 24h/24.

Last but not least, il est désormais interdit au public de prendre place sur les sièges de l'étage surplombant la salle d'audience, alors que c'était permis à l'ouverture du procès. D'où la question de savoir, que peut bien redouter le pouvoir judiciaire?

Vendredi 5 Septembre 2014
Daddy Diop