Le règlement intérieur de la Coalition « Diomaye Président » dessine les contours d’une organisation structurée autour de deux pôles, notamment « un Conseil des Leaders chargé des orientations stratégiques et un Comité Exécutif responsable de leur mise en œuvre. » Le texte, qui s’impose à l’ensemble des membres sans distinction entre fondateurs et nouveaux adhérents, entend doter la coalition d’un cadre institutionnel pérenne à l’approche des prochaines échéances électorales.
Le Conseil des Leaders constitue le sommet de l’édifice. Instance délibérante réunie en session ordinaire une fois par trimestre, il regroupe des représentants des partis politiques, des mouvements citoyens, des associations professionnelles et des élus territoriaux, aux côtés de membres permanents de droit dont le Superviseur Général et ses deux adjoints et de personnalités désignées par le Président d’honneur sur une base rotative. Ce bureau tournant, renouvelé tous les six mois, conduit les travaux du Conseil, sous réserve que le Président d’honneur puisse, conformément à la Charte, présider lui-même les séances ou en désigner le président.
Le règlement consacre par ailleurs un domaine réservé au Président d’honneur, soustrait à tout vote : la nomination du Superviseur Général, la définition des grandes orientations politiques, la décision de soutenir ou non un référendum, et la représentation de la coalition dans les négociations inter-coalitions. Pour les autres questions qualifiées de stratégiques, une majorité des deux tiers du Conseil est requise en l’absence de consensus. Une clause de sauvegarde permet en outre au Président d’honneur de trancher définitivement tout désaccord persistant, par décision motivée, dans ce qu’il qualifie d’intérêt supérieur de la coalition.
Dans le cadre disciplinaire, le texte institue un Comité de Discipline de cinq membres, élu pour un an non renouvelable, dont la saisine est précédée d’une tentative obligatoire de médiation. Le membre mis en cause dispose de garanties procédurales explicites: convocation écrite, droit d’assistance, décision motivée et peut former un recours dans le délai d’un mois.
Les sanctions vont de l’avertissement à la radiation, cette dernière relevant de la compétence exclusive du Conseil des Leaders sur proposition du Comité de Discipline.
Onze commissions permanentes sont prévues, couvrant des domaines allant de la communication à la prospective territoriale, en passant par les affaires électorales et le dialogue interne. L’implantation territoriale suit le découpage administratif, de l’échelon communal au niveau national. Sur le plan financier, un budget annuel préparé par le Comité Exécutif et approuvé par le Conseil des Leaders sera contrôlé semestriellement par une commission des finances indépendante de trois membres.
Le règlement entre en vigueur après adoption par le Conseil des Leaders. À noter que toute modification ultérieure requiert une majorité des deux tiers.