LOI SUR LE SEPARATISME ISLAMISTE : la Macronesie française en marche...


Différemment de la Micronésie ou de la Polynésie française, le Président Macron va poser dans les prochaines semaines à travers la loi sur le séparatisme islamiste, l’acte fondatrice de la République de la MACRONESIE. C’est-à-dire une société française a deux vitesses sous la conduite du Président Macron.

 

Président, votre dernier discours, me semble bien croire que vous passez à côté du problème, comme l’a souligné l’honorable député Thierno Bocoum dans sa contribution. « De la gestion maladroite du terrorisme par la France ».

 

Mr Le président Macron, posez-vous les questions : pourquoi ici, plutôt qu’ailleurs ? Pourquoi maintenant, plutôt qu’avant ? somme toute, pourquoi cela arrive à cette France d’aujourd’hui et pas à la France d’hier ?

 

La France, subit malheureusement les conséquences de ses mauvaises politiques diplomatiques à l’échelle internationale et de sa mauvaise politique sociale à l’intérieur du pays, de Sarkozy et de Hollande.

 

Le premier en réintégrant le commandement militaire de l’OTAN, a rompu le seul cordon qui existait encore entre un monde occidental en pleine crise identitaire et une civilisation musulmane meurtri par la cause palestinienne.

 

Mr Le Président Macron, cette belle France, du fait de :

Sa proximité géographique avec le monde arabe (mer méditerranée),

Son histoire (en tant que le pays colonisateur de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie du Liban et administratrice de la Syrie).

Sa composition démographique (6,5% d’arabes et 7% de musulmans)

remplissait un rôle de médiateur et d’interlocuteur, car étant à cheval entre la culture arabo-musulmane et la culture européenne, raison pour laquelle Le GENERAL DE GAULLE symbole de la France libre, l’avait tôt compris en écrivant dans sa lettre adressée au président américain Lindon Ben Johnson pour lui signifier la sortie de la France du commandement intégré de l’OTAN afin de se démarquer du joute américain : « [...] La France considère que les changements accomplis ou en voie de l'être, depuis, ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d'ordre militaire prises après la conclusion de l'alliance..

C'est pourquoi la France se propose de recouvrer sur son territoire l'entier exercice de sa souveraineté, de cesser sa participation aux commandements « intégrés » et de ne plus mettre de forces à la disposition de l'OTAN. [...]».

 

De même, Chirac s’était érigé en défenseur de la cause palestinienne, la ville de Cisjordanie ayant même décidé de baptiser une grande artère du nom de l'ancien président français, en remerciement pour ses « positions en faveur de la cause palestinienne », mais aussi en étant le symbole du refus de la guerre en Irak. Avec son slogan « no war in Irak »

C’est en France qu'à la veille de sa mort, que Yasser Arafat a été emmené en urgence à Clamart, en région parisienne, où il est décédé en 200 4.

 

Sarkozy, en mettant en œuvre l’intervention en Lybie, en soutenant aussi les rebelles syriens et en prenant cause et effet pour Israël, a vu le monde arabe se sentir abandonné par le Pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, lui et son successeur François Hollande ont commis une grave erreur diplomatique en laissant tombé le rôle de médiateur qu’incarnait la France.

 

D’autre part la France est victime de sa politique d’exclusion sociale des banlieues ou règne la délinquance et la prison, bastion des jihadistes, qui recrutent dans la pauvreté et le chômage des (ZUS) Zone Urbaine sensible comme vous les surnommez d’une manière discriminatoire et ou vivent, des centaines de jeunes issus des dernières vagues d'immigration en provenance de l'Algérie, du Maroc, de la Tunisie, du Mali, du Sénégal, du Cameroun, du Congo, de la Côte d'Ivoire ou de Guinée, très majoritairement de nationalité française.

 

Le recrutement des terroristes au sein des ZUS s’explique par une situation sociale désastreuse des banlieues ou dans une même agglomération, le taux de chômage d’une zone urbaine sensible (Zus) est près de deux fois et demie plus élevé qu’ailleurs : 24,2 % contre 9,9 %.

 

Enfin Mr le Président Macron, la France, est victime de la mauvaise perception et de la mauvaise appréhension de la culture musulmane par ces dirigeants, interdiction du port de la voile, interdiction des minarets dans les mosquées, interdiction de prier dans les rues.

 

Mr le président Macron, faire la guerre contre le terrorisme en France, c’est réduire la fracture sociale des banlieues, c’est renouer la France avec son rôle de trait-d ’union entre deux civilisations, deux cultures, deux mondes.

 

Pour cela l’islam ne doit plus être toléré en France, mais il doit être accepté. Et, accepter l’islam, c’est adapter la loi de 1905 sur la laïcité, dont le socle est fondamentalement de civilisation judéo-chrétienne, a la réalité de la société française telle qu’elle est aujourd’hui et actuellement.

 

« L’homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. » disait Sarkozy, aujourd’hui, c’est le Sénégal, pays de la téranga qui vous fait la leçon, et vous demande de prendre l’exemple sur lui-même.

 

Nous avons 94% de musulmans,5% de chrétiens, 1% d’animistes, et pourtant notre 1er président est un chrétien aidé et appuyé par les dignitaires religieux musulmans, et jamais ce débat ne s’est posé, les musulmans senegalais, n’ont jamais caricaturé le prophète ni même profané les lieux saint chrétiens par respect pour nous-même tel que préconiser par l’islam et pour eux aussi en considération des relations de voisinages, de cultures et de parentés qui nous unies, , ces derniers aussi n’ont jamais caricaturé le prophète Mahomet PSL, ils exercent la plénitude de leurs activités religieuses en toute liberté et dans la paix et la cohésion nationale.

 

La laïcité c’est uniquement le respect de la croyance de l’autre, mais pas une règle que l’on veut rendre puissante et qui empêche le plein épanouissement. De l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites. »

 

MAGATTE DIAW

 

 

Lundi 26 Octobre 2020
Dakaractu



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