« Le PRES du Premier ministre Ousmane Sonko va au-delà d'une simple rationalisation des finances publiques : il traduit un choix stratégique assumé en faveur de la souveraineté économique fondée sur la mobilisation et le financement de endogènes ». Dixit le Premier ministre, Ahmadou Alhaminou Lo, lors de sa Déclaration de politique générale. Une DPG qui a fini de confirmer que le Sénégal est encore très loin de quitter le 4ème sous-sol. Au contraire, nous sommes un pays pauvre, appauvri, très endetté qui use de toutes sortes d'alchimies pour ne pas perdre la crédibilité de sa signature.
D'ailleurs, nous ne comprenons pas pourquoi les tenants du pouvoir éprouvent de la gêne à accepter que nous sommes dans une phase de restructuration. Ils ne devraient pas avoir peur des maux et/ou des mots d'autant qu'ils ne seraient pas à l'origine de l'effondrement économique de notre pays. C'est au détour d'un diagnostic sans complaisance par notre Cour des comptes, confirmé par le FMI puis par le cabinet Mazars, qu'il a été découvert que le Sénégal a enregistré une dette publique représentant 111,40 % du Produit intérieur brut (PIB) du pays en 2025.
Le ratio dette publique/PIB du Sénégal a, en moyenne, atteint 47,27 % entre 2000 et 2025, avec un niveau record de 118,40 % en 2024 et un niveau historiquement bas de 13,64 % en 2006. Le constat est là et les chiffres parlent d'eux-mêmes.
Il nous appartient alors de redresser la barre pour que notre pays reprenne sa vitesse de croisière et devienne la locomotive économique de l'Afrique de l'Ouest d'ici 2050. Ce n'est pas une chimère. Une excellente gestion du pétrole et du gaz, ponctuée par une rationalisation des dépenses de l'État et de ses démembrements, finira par transformer le Sénégal en une embellie dans la grisaille ouest-africaine.
Pour ce faire, le président de la République ne devrait pas se contenter d'un coup de balai comme nous l'avons constaté jeudi dernier à l'issue du Conseil des ministres. Personne ne lui en voudra de placer ses hommes de confiance à des postes stratégiques parce que tous les régimes successifs ont agi ainsi. Sans exception.
En revanche, nous attendons de lui qu'il engage la rationalisation des dépenses par la fusion de plusieurs structures et autres agences.
Ainsi, la Société nationale de gestion et d'exploitation du Patrimoine bâti de l'État (Sogepa), la Société de gestion des infrastructures publiques des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (Sogip), et enfin l'Agence de gestion du Patrimoine bâti de l'État (AGPBE) pourraient être regroupées dans une seule et unique Direction générale du Patrimoine bâti de l'État.
Il en est de même pour le Fonds d'appui à la petite et moyenne industrie, le Fonds des PME, l'Adepme et l'Asepex qui pourraient tous être centralisés au niveau de l'APIX.
Qu'est-ce qui différencie l'Office national de la formation professionnelle (ONFP) du Centre national de qualification professionnelle (CNQP)? Si différence il y a, elle est plus qu'Epsilon.
Tout comme l'Agence sénégalaise de promotion touristique pourrait phagocyter la Société d'aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO) et la Délégation générale à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose.
De telles fusions devraient mettre un terme aux chevauchements et autres incohérences.
L'exemple patent, c'est le Fonds de crédit pour les femmes à côté du Fonds national d'entrepreneuriat féminin et de la Délégation générale à l'entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ).
Sur le plan de la culture, ne gagnerait-on pas à disposer d'une grande Direction générale qui regrouperait le Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose, le Théâtre national Daniel Sorano, le Musée des civilisations noires, le Monument de la Renaissance Africaine, la Place du Souvenir, etc. ? Quelle est l'utilité de créer pour chacune des structures susmentionnées un Directeur général et un Président du conseil d'administration ?
Dernier point, et non des moindres, c'est la gestion des infrastructures sportives confiée au département des infrastructures. Une erreur monumentale qui ajoute au désordre organisé. D'autant que la gestion des principales infrastructures sportives est en dehors du champ de compétence du département des infrastructures.
D'ailleurs, nous ne comprenons pas pourquoi les tenants du pouvoir éprouvent de la gêne à accepter que nous sommes dans une phase de restructuration. Ils ne devraient pas avoir peur des maux et/ou des mots d'autant qu'ils ne seraient pas à l'origine de l'effondrement économique de notre pays. C'est au détour d'un diagnostic sans complaisance par notre Cour des comptes, confirmé par le FMI puis par le cabinet Mazars, qu'il a été découvert que le Sénégal a enregistré une dette publique représentant 111,40 % du Produit intérieur brut (PIB) du pays en 2025.
Le ratio dette publique/PIB du Sénégal a, en moyenne, atteint 47,27 % entre 2000 et 2025, avec un niveau record de 118,40 % en 2024 et un niveau historiquement bas de 13,64 % en 2006. Le constat est là et les chiffres parlent d'eux-mêmes.
Il nous appartient alors de redresser la barre pour que notre pays reprenne sa vitesse de croisière et devienne la locomotive économique de l'Afrique de l'Ouest d'ici 2050. Ce n'est pas une chimère. Une excellente gestion du pétrole et du gaz, ponctuée par une rationalisation des dépenses de l'État et de ses démembrements, finira par transformer le Sénégal en une embellie dans la grisaille ouest-africaine.
Pour ce faire, le président de la République ne devrait pas se contenter d'un coup de balai comme nous l'avons constaté jeudi dernier à l'issue du Conseil des ministres. Personne ne lui en voudra de placer ses hommes de confiance à des postes stratégiques parce que tous les régimes successifs ont agi ainsi. Sans exception.
En revanche, nous attendons de lui qu'il engage la rationalisation des dépenses par la fusion de plusieurs structures et autres agences.
Ainsi, la Société nationale de gestion et d'exploitation du Patrimoine bâti de l'État (Sogepa), la Société de gestion des infrastructures publiques des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (Sogip), et enfin l'Agence de gestion du Patrimoine bâti de l'État (AGPBE) pourraient être regroupées dans une seule et unique Direction générale du Patrimoine bâti de l'État.
Il en est de même pour le Fonds d'appui à la petite et moyenne industrie, le Fonds des PME, l'Adepme et l'Asepex qui pourraient tous être centralisés au niveau de l'APIX.
Qu'est-ce qui différencie l'Office national de la formation professionnelle (ONFP) du Centre national de qualification professionnelle (CNQP)? Si différence il y a, elle est plus qu'Epsilon.
Tout comme l'Agence sénégalaise de promotion touristique pourrait phagocyter la Société d'aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO) et la Délégation générale à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose.
De telles fusions devraient mettre un terme aux chevauchements et autres incohérences.
L'exemple patent, c'est le Fonds de crédit pour les femmes à côté du Fonds national d'entrepreneuriat féminin et de la Délégation générale à l'entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ).
Sur le plan de la culture, ne gagnerait-on pas à disposer d'une grande Direction générale qui regrouperait le Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose, le Théâtre national Daniel Sorano, le Musée des civilisations noires, le Monument de la Renaissance Africaine, la Place du Souvenir, etc. ? Quelle est l'utilité de créer pour chacune des structures susmentionnées un Directeur général et un Président du conseil d'administration ?
Dernier point, et non des moindres, c'est la gestion des infrastructures sportives confiée au département des infrastructures. Une erreur monumentale qui ajoute au désordre organisé. D'autant que la gestion des principales infrastructures sportives est en dehors du champ de compétence du département des infrastructures.