La superviseure générale de KIIRAAY et haute représentante du président de la République, Aminata Touré, a détaillé ce lundi 26 octobre 2026 ce que le Sénégal perdrait, selon elle, si la loi de finances rectificative (LFR) 2026 n'était pas votée. Lors d'un point de presse, au lendemain de la sortie du gouvernement sur le texte et du rejet de la LFR en commission par Pastef, elle a parlé d'une « irresponsabilité » aux conséquences directes sur l'économie.
Le premier enjeu qu'elle a mis en avant est budgétaire. La LFR 2026 comporte 2505 milliards de FCFA d'autorisations d'engagement et 1590 milliards de FCFA de crédits de paiement. Pour Mme Touré, refuser de la voter, c'est « empêcher l'État d'engager des dépenses » à hauteur de 2505 milliards et l'empêcher de décaisser 1590 milliards qui iraient dans une économie qui en a besoin.
Le second enjeu qu'elle a souligné concerne le secteur privé et ses salariés. Elle a rappelé que ce secteur employait environ 336 000 personnes en 2024 (plus de 350 000 selon son propos de ce jour), contre quelque 191 507 agents de l'État en 2025, soit près du double. Il subit, a-t-elle ajouté, les effets d'une conjoncture internationale marquée par l'inflation et par la guerre entre l'Iran et les États-Unis, qui a fait grimper le prix du pétrole.
C'est dans ce contexte que s'inscrit, selon elle, l'apurement de la dette de l'État envers les entreprises. Une enquête de l'Inspection générale d'État (IGE), commandée par le président Bassirou Diomaye Faye dès son arrivée au pouvoir, a établi des arriérés de paiement. Après 488,3 milliards réglés grâce à la LFR 2025, la LFR 2026 prévoit 300 milliards supplémentaires. Rejeter le texte reviendrait, selon Aminata Touré, à priver le secteur privé de ces paiements et à pénaliser les travailleurs qu'il emploie.
Elle a rappelé que ces mêmes députés avaient voté la LFR 2025 à l'unanimité, et a appelé les parlementaires à expliquer aux populations pourquoi ils auraient adopté la loi de finances initiale mais pas la rectificative. Elle a enfin évoqué la sélection du Sénégal pour un programme de la Banque mondiale, le CERC (Contingent Emergency Response Component), obtenue grâce aux bons offices du chef de l'État.
Le premier enjeu qu'elle a mis en avant est budgétaire. La LFR 2026 comporte 2505 milliards de FCFA d'autorisations d'engagement et 1590 milliards de FCFA de crédits de paiement. Pour Mme Touré, refuser de la voter, c'est « empêcher l'État d'engager des dépenses » à hauteur de 2505 milliards et l'empêcher de décaisser 1590 milliards qui iraient dans une économie qui en a besoin.
Le second enjeu qu'elle a souligné concerne le secteur privé et ses salariés. Elle a rappelé que ce secteur employait environ 336 000 personnes en 2024 (plus de 350 000 selon son propos de ce jour), contre quelque 191 507 agents de l'État en 2025, soit près du double. Il subit, a-t-elle ajouté, les effets d'une conjoncture internationale marquée par l'inflation et par la guerre entre l'Iran et les États-Unis, qui a fait grimper le prix du pétrole.
C'est dans ce contexte que s'inscrit, selon elle, l'apurement de la dette de l'État envers les entreprises. Une enquête de l'Inspection générale d'État (IGE), commandée par le président Bassirou Diomaye Faye dès son arrivée au pouvoir, a établi des arriérés de paiement. Après 488,3 milliards réglés grâce à la LFR 2025, la LFR 2026 prévoit 300 milliards supplémentaires. Rejeter le texte reviendrait, selon Aminata Touré, à priver le secteur privé de ces paiements et à pénaliser les travailleurs qu'il emploie.
Elle a rappelé que ces mêmes députés avaient voté la LFR 2025 à l'unanimité, et a appelé les parlementaires à expliquer aux populations pourquoi ils auraient adopté la loi de finances initiale mais pas la rectificative. Elle a enfin évoqué la sélection du Sénégal pour un programme de la Banque mondiale, le CERC (Contingent Emergency Response Component), obtenue grâce aux bons offices du chef de l'État.