LE SYTJUS FACE A L’EXPERIENCE DE L’INJUSTICE (PAR CRD)


Depuis 4 semaines, le SYTJUS, en grève, vit dans la douleur et l’indignation l’expérience de la violence de l’injustice, du déni de reconnaissance de la précarisation de leurs conditions de travail et du mépris de leurs droits les plus légitimes de réclamer leur dû de la part du gouvernement multirécidiviste dans le non-respect des protocoles d’accords signés.

 

Le CRD dénonce la tentative de faire taire le SYTJUS par la stratégie de l’érosion du mouvement et par l’épuisement découlant de la souffrance d’attendre.  Les acteurs de la justice autant que les citoyens justiciables souffrent de cette situation injuste qui perdure, aggravée par l’absence d’un service public minimum, du fait de l’irresponsabilité manifeste du gouvernement.

 

Le CRD invite le chef de l’État et son gouvernement à prendre le droit, la justice et le SYTJUS au sérieux et en considération, en respectant le protocole d’accords et les engagements pris ; ce qui permettrait au système judiciaire de retrouver la plénitude de sa fonctionnalité et toute sa sérénité malmenée par les tergiversations, diversions et tentatives de divisions gouvernementales.

 

Le CRD rappelle au chef de l’État, gardien de la Constitution que le système judiciaire est un élément fondamental de notre démocratie au regard des pouvoirs qui lui sont conférés. En tant qu’institution de la République, le pouvoir judiciaire doit, sans négociation aucune, recevoir autant de considération et de dignité que toute autre institution. La démocratie dépend intégralement de l’état de la justice. La mépriser, chercher à l’affaiblir ou à l’avilir revient à saboter, torturer et empoisonner la démocratie ainsi livrée à l’injustice.

 

Le CRD dénonce avec force la politique du déni avec laquelle le gouvernement traite cette problématique inquiétante d’une justice en grève, sans qu’un service minimum soit assuré ; et en appel à la responsabilité collective des citoyens pour soutenir le SYTJUS, et tous les travailleurs, de la justice, dans leur lutte légitime pour un pouvoir judiciaire fort et stable ; pilier essentiel en démocratie. Nul n’ignore également le sens profond et l’utilité pratique de leur activité pour des milliers de citoyens qui bénéficient de ce service public de la justice.

 

Enfin, le CRD espère une reprise effective, et dans les meilleurs délais, du fonctionnement normal de la justice qui permettra de voir certains dossiers, comme celui de l’Affaire PetroTim dans laquelle est nommément cité Monsieur Aliou Sall, frère du Président de la République, connaître enfin une suite probante et suffisante à même de rassurer les Sénégalais qu’il n’existe pas dans ce pays une justice à double vitesse et que tous les citoyens sont égaux devant la loi, en droit et dignité, conformément à la Constitution.

 

Fait à Dakar, le 13 Juillet 2020

LA CONFERENCE DES LEADERS

 

 

Organisations Membres du Congrès de la Renaissance Démocratique : Mouvement Tekki, Parti de l’Émergence Citoyenne ; Alliance pour la Citoyenneté et le Travail ; Mouvement pour la République des Valeurs ; LD Debout ; Taxaw Temm ; Convergence Alternative Citoyenne/ Sénégal Diarnako - CAC/SD ; LABEL Sénégal ; Parti Africain pour Renaissance et l’Emergence /Suxxali Sénégal.

Mardi 14 Juillet 2020
Dakaractu



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