L’interprétation juridique du cas Sénégal c. Maroc lors de la finale de la CAN 2025 à la lumière des normes FIFA et CAF ( Par Docteur El Hadji Daniel SO )


Résumé
La finale de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 opposant, le 18 janvier 2026 à Rabat, le Sénégal au Maroc a suscité de vives controverses liées à certaines décisions arbitrales, à l’usage de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), ainsi qu’au retrait temporaire de l’équipe du Sénégal de l’aire de jeu avant la reprise de la rencontre. Le présent article propose une analyse strictement juridique de ces événements, fondée sur les normes applicables de la FIFA, de l’International Football Association Board (IFAB) et de la Confédération Africaine de Football (CAF), éclairée par la jurisprudence constante du Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Il démontre que ni les décisions arbitrales contestées, ni le retrait temporaire suivi d’un retour sur le terrain ne constituent, en droit du football international, des fondements juridiques permettant de remettre en cause la validité du résultat d’une rencontre régulièrement menée à son terme.
Abstract:
The final of the 35th edition of the Africa Cup of Nations (AFCON) 2025, between Senegal and Morocco, played on January 18, 2026 in Rabat, sparked considerable controversy related to certain refereeing decisions, the use of Video Assistant Referee (VAR), and the temporary withdrawal of the Senegalese team from the field before the match resumed. This article offers a strictly legal analysis of these events, based on the applicable standards of FIFA, the International Football Association Board (IFAB), and the Confederation of African Football (CAF), informed by the consistent jurisprudence of the Court of Arbitration for Sport (CAS). It demonstrates that neither the contested refereeing decisions nor the temporary withdrawal followed by a return to the field constitute, under international football law, legal grounds for challenging the validity of the result of a match that was properly completed.
Introduction : du fait sportif au fait juridique normé
Le football international contemporain s’inscrit dans un ordre juridique autonome, structuré autour de normes transnationales, d’institutions spécialisées et de mécanismes juridictionnels propres[[1]]url:#_ftn1 . Chaque rencontre officielle constitue ainsi un fait juridique, producteur d’effets normatifs, soumis à une hiérarchie des sources clairement établie.
La finale de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 entre le Sénégal et le Maroc illustre pleinement cette juridicisation du jeu. Au-delà des controverses arbitrales classiquement observées dans les compétitions de haut niveau, cette rencontre a été marquée par une séquence institutionnelle singulière, survenue dans le temps additionnel de la seconde période.
Alors que le temps additionnel atteignait la 90e minute + 8, l’arbitre central, à l’issue d’une consultation de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), décida d’accorder un penalty en faveur du Maroc, après avoir, à la 90e minute + 2, interrompu le jeu par un coup de sifflet préalable à l’entrée du ballon dans le but marocain, annulant ainsi un but du Sénégal pour une faute prétendument commise avant. Cette décision fut immédiatement suivie du retrait temporaire de l’équipe du Sénégal de l’aire de jeu, provoquant une interruption prolongée de la rencontre, sans qu’une suspension officielle du match ne soit prononcée par l’arbitre.
C’est dans ce contexte que Sadio MANÉ, figure emblématique de la sélection sénégalaise, parvint à convaincre ses coéquipiers de regagner la pelouse, permettant la reprise effective de la rencontre à la 90e minute + 20. Après quelques minutes supplémentaires de flottement procédural, le penalty fut exécuté à la 90e minute + 24, sans succès, Brahim DIAZ manquant sa tentative dite « panenka ».
Cette chronologie factuelle précisément circonscrite appelle une interrogation juridique centrale : le cumul d’une décision arbitrale contestée, d’un retrait temporaire non autorisé par l’arbitre, puis d’une reprise effective du jeu est-il de nature, au regard des textes applicables et de la jurisprudence sportive internationale, à affecter la validité juridique du résultat de la finale ?
Pour répondre à cette interrogation, l’article s’articule comme suit : Le cadre normatif du football international et la construction historique de l’autorité juridique (FIFA, IFAB, CAF) ; L’analyse de la décision arbitrale, du temps additionnel et de l’exécution différée du penalty ; La portée juridique de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) et du retrait temporaire du Sénégal ; L’impossibilité juridique de remettre en cause le résultat ; La jurisprudence du TAS, illustrant la continuité historique de la stabilité compétitive des matchs officiels. Les conséquences disciplinaires possibles à la suite de la plainte du Maroc.
I. Le cadre normatif du football international : une construction historique de l’autorité juridique
A. La formation historique des Lois du Jeu et la centralité de l’arbitre
Les Lois du Jeu, aujourd’hui édictées par l’International Football Association Board (IFAB), sont le fruit d’une construction institutionnelle progressive initiée à la fin du XIXᵉ siècle[[2]]url:#_ftn2 . Dès l’origine, l’arbitre y est conçu comme une autorité juridictionnelle interne au jeu, chargée de garantir la continuité de la rencontre.
Conformément aux dispositions de l’article 2 des Statuts de la FIFA, toutes les associations membres et confédérations continentales ont l’obligation de respecter et de faire appliquer ces Lois[[3]]url:#_ftn3 . Il en résulte que : les Lois du Jeu ont une portée directement obligatoire ; aucune compétition, y compris la CAN, ne peut s’en affranchir ; leur interprétation relève prioritairement de l’arbitre. Cette conception explique la place centrale de la Loi 5, qui consacre un principe stabilisé de longue date : les décisions de l’arbitre concernant les faits de jeu sont définitives[[4]]url:#_ftn4 . Appliqué à la finale Sénégal–Maroc, ce principe couvre juridiquement la décision prise à la 90e + 8, indépendamment de son acceptation par les acteurs.
B. La CAF dans la hiérarchie institutionnelle du football mondial
Créée en 1957, la Confédération Africaine de Football s’inscrit historiquement dans un pouvoir normatif dérivé et subordonné. Son Règlement de la CAN et son Code disciplinaire organisent la compétition sans jamais remettre en cause la souveraineté arbitrale[[5]]url:#_ftn5 .
La jurisprudence constante du TAS rappelle que les confédérations continentales ne disposent d’aucune compétence pour requalifier a posteriori des faits de jeu ou annuler un match pour erreur arbitrale[[6]]url:#_ftn6 .
Dans ce cadre institutionnel, il convient d’analyser la continuité juridique du match à travers le temps additionnel et les décisions arbitrales.
 
II. La décision arbitrale et le temps du match : continuité juridique malgré la discontinuité factuelle
A. Le temps additionnel comme construction juridique
Le temps additionnel est une création juridique expressément prévue par la Loi 7, qui confère à l’arbitre le pouvoir d’en fixer la durée et de l’ajuster en fonction des interruptions[[7]]url:#_ftn7 .
La prolongation du temps de jeu jusqu’à la 90e + 24 trouve ici son fondement juridique : dans la décision arbitrale prise à la 90e + 8 ; dans l’interruption liée au retrait du Sénégal ; dans la nécessité d’exécuter la sanction disciplinaire avant la fin du match. B. L’exécution différée du penalty
L’exécution du penalty à la 90e + 24, après reprise du jeu à la 90e + 20, demeure juridiquement valable dès lors que : le match n’a pas été définitivement arrêté ; l’arbitre n’a pas constaté d’abandon ; l’exécution intervient dans le temps juridiquement comptabilisé[[8]]url:#_ftn8 . La nature de la tentative (panenka manquée) est juridiquement indifférente.
Cette analyse conduit naturellement à considérer la VAR comme instrument d’assistance et non comme modification du pouvoir décisionnel de l’arbitre.
III. La VAR : un instrument d’assistance, non une révolution juridique
A. Fondement normatif et limites de la VAR
L’assistance vidéo à l’arbitrage est régie par le Protocole VAR de l’IFAB, intégré aux Lois du Jeu depuis 2018[[9]]url:#_ftn9 . Elle est strictement limitée à quatre hypothèses, strictement délimitées — but/non-but, penalty/non-penalty, carton rouge direct et erreur d’identité — et ne remet jamais en cause le pouvoir décisionnel final de l’arbitre central[[10]]url:#_ftn10 .
 
 
B. Jurisprudence comparée
Les contentieux relatifs à la VAR ont conduit le TAS à rappeler que celle-ci ne crée aucun droit subjectif à la décision juste, mais seulement un droit à une procédure régulière[[11]]url:#_ftn11 . Les précédents de la Coupe du Monde 2018 et des CAN 2019 et 2021 confirment cette analyse.
III bis. Le retrait temporaire du Sénégal : qualification disciplinaire et portée juridique
A. Le retrait du terrain comme fait juridique distinct
Les Lois du Jeu ne reconnaissent à aucune équipe le droit de suspendre unilatéralement une rencontre[[12]]url:#_ftn12 . Le retrait du Sénégal constitue donc un fait disciplinaire autonome, distinct des décisions arbitrales.
B. Absence de forfait ou d’abandon définitif
Les Codes disciplinaires de la FIFA et de la CAF distinguent clairement le refus définitif de jouer du retrait temporaire[[13]]url:#_ftn13 . Le retour volontaire du Sénégal à la 90e + 20 exclut toute qualification de forfait ou d’abandon définitif.
C. La valeur juridique du rapport arbitral
Le rapport de l’arbitre constitue l’acte juridique central pour l’appréciation de ce type d’incident. En l’absence de constat d’un abandon définitif ou d’une décision d’arrêt du match, la rencontre conserve sa pleine validité juridique[[14]]url:#_ftn14 .
D. Le rôle institutionnel du capitaine
Historiquement, le capitaine et son adjoint sont reconnus comme interlocuteurs institutionnels de l’arbitre. L’intervention de Sadio MANÉ, en rétablissant le lien normatif entre l’équipe et l’autorité arbitrale, neutralise juridiquement toute tentative de requalification de l’incident[[15]]url:#_ftn15 .
Ces constats conduisent à examiner la jurisprudence TAS relative à la stabilité compétitive.
IV. L’impossibilité juridique de remettre en cause le résultat de la finale
Ni les Statuts de la FIFA, ni les règlements de la CAF ne prévoient l’annulation d’un match pour erreur d’arbitrage ou retrait temporaire suivi d’une reprise régulière[[16]]url:#_ftn16 . Le TAS a consacré ce principe dans sa jurisprudence fondatrice, notamment dans l’affaire Chelsea FC c. UEFA[[17]]url:#_ftn17 .
V. La jurisprudence du TAS : continuité historique de la stabilité compétitive
Depuis sa création en 1984, le Tribunal Arbitral du Sport s’inscrit dans une logique de stabilisation du droit du sport. Il refuse de remettre en cause les résultats sportifs pour : erreurs arbitrales ; incidents de match sans fraude ; protestations suivies d’une reprise du jeu[[18]]url:#_ftn18 . L’arrêt Chelsea FC c. UEFA consacre définitivement ce principe : le football privilégie la régularité procédurale à la justice matérielle absolue[[19]]url:#_ftn19 .
VI. Les conséquences disciplinaires possibles à la suite de la plainte du Maroc
À la suite du retrait temporaire du Sénégal et du comportement de son staff, le Maroc pourrait saisir les organes disciplinaires de la CAF ou de la FIFA. Il convient de distinguer les sanctions individuelles, collectives et celles affectant la validité du match, conformément aux normes FIFA, CAF et à la jurisprudence TAS.
Le tableau suivant synthétise les décisions possibles selon la nature du fait reproché :
 
  Fait reproché Organe compétent Base normative Sanctions possibles Observations jurisprudentielles Retrait temporaire du terrain (sans abandon définitif) CAF / FIFA Disciplinary Committee FIFA DC, Art. 31 et 80–81 ; CAF Code disciplinaire, art. 5–6 - Avertissement officiel à l’équipe- Amende financière- Suspension administrative ou disciplinaire du staff CAS 2009/A/1909 (Chelsea FC c. UEFA) : le match reste valide si reprise régulière Comportement antisportif (contestations verbales, gestes, pressions sur arbitre) CAF / FIFA Disciplinary Committee FIFA DC, Art. 31 ; IFAB Laws of the Game, Loi 12 - Avertissements individuels- Amende pour la fédération- Suspension de joueurs ou membres du staff CAS 2014/A/3665 (Suárez) : sanctions disciplinaires possibles mais doivent être basées sur faits établis Retrait suivi d’interruption courte mais retour volontaire CAF / FIFA IFAB Laws of the Game, Loi 5 ; CAF Code disciplinaire - Généralement pas d’annulation du match- Eventuelles sanctions disciplinaires individuelles ou collectives Principe TAS : stabilité compétitive prioritaire, aucune requalification de résultat pour interruption brève Refus définitif de jouer ou abandon du match CAF / FIFA FIFA DC, Art. 31–32 ; CAF Code disciplinaire - Forfait et perte du match automatique- Amendes et suspension de joueurs/staff Cas extrême, non applicable au Sénégal car retour volontaire effectué Commentaire académique : La stabilité du résultat prime sur la sanction disciplinaire : le match terminé régulièrement conserve sa validité. Le Maroc peut demander des sanctions disciplinaires, mais aucun droit de contester le résultat n’existe. La jurisprudence TAS confirme la distinction entre incident disciplinaire et résultat sportif, garantissant la sécurité juridique des compétitions internationales. Ces considérations disciplinaires confirment que, même en cas de plainte officielle, le droit du football ne permet pas de remettre en cause un résultat validé par l’arbitre et complété normalement.
Conclusion
L’analyse juridique complète de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc conduit à une conclusion claire : aucun des éléments invoqués — décisions arbitrales, usage de la VAR, retrait temporaire — ne permet juridiquement de remettre en cause le résultat de la rencontre.
Le droit du football ne vise pas la perfection décisionnelle, mais la stabilité normative, la sécurité juridique et la continuité institutionnelle des compétitions.
 
Bibliographie – Format APA (7e édition)
 
Sources normatives internationales
Fédération Internationale de Football Association. (2023). Statuts de la FIFA. Zurich : FIFA.
Fédération Internationale de Football Association. (2023). Code disciplinaire de la FIFA. Zurich : FIFA.
International Football Association Board. (2024). Laws of the Game 2024/2025. Zurich : IFAB.
International Football Association Board. (2024). Video Assistant Referee (VAR) Protocol. Zurich : IFAB.
International Football Association Board. (2023). Practical Guidelines for Match Officials. Zurich : IFAB.
Sources normatives continentales (CAF)
Confédération Africaine de Football. (2023). Code disciplinaire de la CAF. Le Caire : CAF.
Confédération Africaine de Football. (2024). Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025). Le Caire : CAF.
Jurisprudence – Tribunal Arbitral du Sport
Tribunal Arbitral du Sport. (2008). FK Pobeda c. UEFA (CAS 2007/A/1370).
Tribunal Arbitral du Sport. (2010). Chelsea FC c. UEFA (CAS 2009/A/1909).
Tribunal Arbitral du Sport. (2011). Al-Gharafa SC c. AFC (CAS 2010/A/2268).
Tribunal Arbitral du Sport. (2014). Luis Suárez Díaz, FC Barcelona & Asociación Uruguaya de Fútbol v. Fédération Internationale de Football Association (FIFA) (CAS 2014/A/3665).
Tribunal Arbitral du Sport. (2015). Al Ittihad c. FIFA (CAS 2014/A/3665).
Tribunal Arbitral du Sport. (2017). Club Africain c. CAF (CAS 2017/A/5003).
Tribunal Arbitral du Sport. (2022). Egyptian Football Association c. CAF (CAS 2022/A/8471).
Doctrine générale
LATTY F. (2005). LA LEX SPORTIVA - RECHERCHE SUR LE DROIT TRANSNATIONAL. Sciences de l’Homme et Société. Université Paris Nanterre, 2005. Français. NNT : tel-02455133.
 
[[1]]url:#_ftnref1 . LATTY F. (2005). LA LEX SPORTIVA - RECHERCHE SUR LE DROIT TRANSNATIONAL, (p. 45). Sciences de l’Homme et Société. Université Paris Nanterre, 2005. Français. NNT : tel-02455133.
[[2]]url:#_ftnref2 . International Football Association Board (IFAB) (2024). Laws of the Game 2024/2025, pp. 3–6. Zurich, IFAB, Introduction et Structure générale.
[[3]]url:#_ftnref3 . Fédération Internationale de Football Association (FIFA), Statuts de la FIFA, édition août 2023, art. 2 et 7, pp. 8–11.
[[4]]url:#_ftnref4 . IFAB, Laws of the Game 2024/2025, Loi 5 – The Referee, section “Decisions of the Referee”, p. 69.
[[5]]url:#_ftnref5 . Confédération Africaine de Football (CAF), Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations – CAN 2025, Le Caire, CAF, 2024, Titre I et II, pp. 5–18.
[[6]]url:#_ftnref6 . Tribunal Arbitral du Sport (TAS), CAS 2007/A/1370, FK Pobeda c. UEFA, sentence du 15 janvier 2008, consid. 33–36.
[[7]]url:#_ftnref7 . IFAB, Laws of the Game 2024/2025, Loi 7 (Duration of the Match) et Loi 5, pp. 51–53 et 66–71.
[[8]]url:#_ftnref8 . Tribunal Arbitral du Sport (TAS), CAS 2010/A/2268, Al-Gharafa SC c. AFC, sentence du 18 mai 2011, consid. 65–71.
[[9]]url:#_ftnref9 . IFAB, Video Assistant Referee (VAR) Protocol, intégré aux Lois du Jeu 2018 et mis à jour 2024/2025, pp. 211–218.
[[10]]url:#_ftnref10 . IFAB, Practical Guidelines for Match Officials, Zurich, IFAB, 2023, section VAR, pp. 94–102.
[[11]]url:#_ftnref11 . Tribunal Arbitral du Sport (TAS), CAS 2022/A/8471, Egyptian FA c. CAF, sentence du 10 novembre 2022, consid. 48–55.
[[12]]url:#_ftnref12 . Cf Ibidem Cit. 7.
[[13]]url:#_ftnref13 . FIFA, Code disciplinaire, édition 2023, art. 31, pp. 27–28 ; CAF, Code disciplinaire, art. 80–81, pp. 40–41.
[[14]]url:#_ftnref14 . Tribunal Arbitral du Sport (TAS), CAS 2014/A/3665, Al Ittihad c. FIFA, sentence du 22 avril 2015, consid. 59–63.
[[15]]url:#_ftnref15 . Tribunal Arbitral du Sport (TAS). (2014, 2 décembre). CAS 2014/A/3665 – Luis Suárez Díaz, FC Barcelona & Asociación Uruguaya de Fútbol v. Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Sentence arbitrale, Tribunal Arbitral du Sport, Lausanne, Suisse. Consid. 59–63.
[[16]]url:#_ftnref16 . Confédération Africaine de Football (CAF), Code disciplinaire, édition 2023, art. 82–85, pp. 42–45.
[[17]]url:#_ftnref17 . Tribunal Arbitral du Sport (TAS), CAS 2022/A/8471, Egyptian FA c. CAF, sentence du 10 novembre 2022, consid. 48–55.
[[18]]url:#_ftnref18 . Tribunal Arbitral du Sport (TAS), CAS 2017/A/5003, Club Africain c. CAF, sentence du 12 septembre 2017, consid. 72–76.
[[19]]url:#_ftnref19 . Tribunal Arbitral du Sport (TAS), CAS 2009/A/1909, Chelsea FC c. UEFA, sentence du 26 février 2010, consid. 83–86.
Mardi 27 Janvier 2026
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