L’honorable député Ibrahima Baba SALL, Président du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement (REPES) plaide pour une accréditation du secteur privé au Fonds vert climat


Les enjeux des changements climatiques sont multiformes, imprévisibles et dangereux pour nos ressources naturelles. Ils constituent une réalité qui impacte les secteurs stratégiques tels que : l’agriculture, la zone côtière, le tourisme, la santé, les ressources en eau, la pêche etc….
Aussi, les changements climatiques induisent une modification généralisée du climat avec comme conséquence le ralentissement de la croissance économique.  Il est important de retenir que la ratification de l’Accord de Paris est un signal fort du Président de la République, son Excellence Macky SALL à faire des changements climatiques une préoccupation nationale. En effet, cette ratification engage notre pays aux niveaux international et national à participer à l’effort de lutte contre le changement climatique.
D’ailleurs même, la révision constitutionnelle opérée le 20 mars 2016 par référendum, a introduit des dispositions environnementales importantes en matière de gouvernance climatique. Il s’agit notamment de l’article 25-2 qui « garantit le droit à un environnement sain et oblige les pouvoirs publics à préserver, restaurer les processus écologiques essentiels, à pourvoir à la gestion responsable des espèces et des écosystèmes, à préserver la diversité et l’intégrité du patrimoine génétique, à exiger l’évaluation environnementale pour les plans, projets ou programmes, à promouvoir l’éducation environnementale et à assurer la protection des populations dans l’élaboration et la mise en œuvre des projets et programmes dont les impacts sociaux et environnementaux sont significatifs ».
De telles dispositions encouragent l’atténuation globale des émissions par l’ensemble des acteurs du secteur privé qui du reste doivent être soumises à une obligation verte dans ce contexte irréversible de développement durable.
En conséquence, la création de conditions favorables pour accréditer le fonds souverain d'investissements stratégiques (FONSIS), la Caisse Nationale de Crédit Agricole (CNCA), le fonds de garantie des investissements prioritaires (FONGIP), la Banque Nationale pour le Développement Économique (BNDE) etc… s’avère obligatoire.
 
Il est communément admis que l’accès au Fonds vert Climat est très complexe. Dès lors, il est temps que le secteur privé soit encadré par des entités comme le Centre de Suivi Écologique (CSE) pour une meilleure connaissance des procédures relatives au financement climatique.
C’est pourquoi, le REPES travaillera aux côtés du secteur privé pour qu’il puisse bénéficier du Fonds vert climat. Ce faisant, ce financement obéit un respect d’une logique destinée à soutenir des projets d’adaptation et d’atténuation.
 
Honorable député Ibrahima Baba SALL
                 Président du REPES
 
Mardi 25 Décembre 2018
Dakaractu




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