L’ex-ministre de la Culture salue la démarche de Gackou : « au moins, il a tenté de proposer un programme »


L’ex-ministre de la Culture salue la démarche de Gackou : « au moins, il a tenté de proposer un programme »
Un éminent membre du pouvoir, de surcroît ancien directeur de cabinet du chef de l’Etat, qui vante les mérites d’un opposant, cela n’arrive pas tous les jours. Pourtant, c’est ce à quoi on a assisté ce dimanche sur le plateau de la Rts 1, à l’émission « Point de vue » qui avait pour invité Abdoul Aziz Mbaye. Ce dernier a salué la démarche républicaine du leader du Grand parti en ces termes : « Il y a un garçon à qui je dois rendre hommage parce que sa démarche est très sensée. Lui, au moins, il a tenté de proposer un programme. Si on vous parle de Malick Gackou aujourd’hui, on peut dire çà (allusion au Programme Suxali Sénégal). On peut l’aimer, on peut ne pas l’aimer, mais on peut critiquer ce qu’il a proposé, on peut adhérer à ce qu’il a proposé. C’est un programme alternatif. Mais on ne peut pas rester là à dire, « c’est moi, c’est moi, c’est moi ».

L’ancien chef de délégation à l’Union européenne, qui capitalise sur une expérience de 40 ans, a revisité l’œuvre de Gordon Tullock mettant en lumière « Le Marché politique » pour s’indigner des pratiques des opportunistes. « Le marché politique est fait de trois électeurs : il y a les électeurs, qui choisissent les politiques publiques proposées à la nation, les politiques (qui génèrent l’offre de politique publique, l’Administration (exécutant privilégié pour les choix publics qu’on aura retenus …Dans une nation correcte, si vous entendez un administrateur ("de l’Administration")  devenir milliardaire, il y a problème…Bill Gates est dans le privé. Les milliardaires du monde entier sont dans le privé », détaille-t-il.
« L’opposition, quand vous les écouter, ils parlent du président de la République, ils ne parlent que de Macky Sall. Quand vous écoutez le gouvernement, il parle du PSe », argumente le ministre conseiller personnel du président, en revenant sur les péripéties du vote de la loi portant sur le parrainage.

 
« Moi, je sais d’expérience qu’il y a des partis politiques dont les adresses déclarées au ministère de l’Intérieur n‘existent plus parce qu’une route est passée par là à dévorer la maison…On ne peut pas vivre avec ces partis politiques qui ne représentent rien », a-t-il fustigé face à Omar Gningue.
 
Mardi 1 Mai 2018
Dakaractu




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