« Je serais à la présidentielle de 2017, si Dieu me prête vie ». Sans équivoque, Souleymane Ndéné Ndiaye confirme sa candidature à la prochaine élection présidentielle. Joint au téléphone hier soir, le dernier des Premiers ministres de Wade a été à la fois catégorique et confiant : « Mon vœu est de remplacer Macky Sall », a-t-il dit, sans trop entrer dans les détails. Mais, cette intention du maire de Guinguinéo est loin de faire des heureux dans sa formation politique originelle, le PDS où des voix se font déjà entendre. Un jeune député interpellé sur la question commente : « Le Pm est très vite allé en besogne. 2017 est encore loin devant nous. Il devait travailler à recoller les morceaux du Pds au lieu de prendre son propre chemin ». Visiblement très remonté contre Me Souleymane Ndéné Ndiaye, notre interlocuteur dénonce de nouveau : « Comment un responsable de la trempe de Me Ndiaye peut déclarer sa candidature au moment où le PDS a décidé de renouveler ses instances au sortir des législatives. Vraiment, il faut qu’on ait le courage de le dire, son intention est de fragiliser d’avantage notre formation politique, car rien ne lui prouve qu’il sera le candidat du parti en 2017 ». Et, il faut dire que cette sortie du jeune député contre l’ancien Premier ministre en dit long sur la probable réponse que le Pds entend donner au futur « candidat ». Joint au téléphone, un ancien ministre, très prudent, soutient qu’il « ne peut pas se prononcer sur le sujet, car ne disposant pas d’éléments suffisants pouvant attester cette candidature ». Seulement, à l’en croire : « Ce serait regrettable pour le Pds, dans la mesure où avec la fronde dirigée par Pape Diop, tous les libéraux devraient se mettre autour d’une table pour discuter. Nous avons perdu le pouvoir à cause de nos divergences, si on ne fait pas attention, notre parti va éclater en mille morceaux ». Aussi, dira-t-il : « Le Pm ne doit pas prêter le flanc à ses détracteurs, qui le soupçonnaient de travailler pour la chute de Wade. Donc, s’il décide de ramer à contre-courant du parti, après seulement quelques mois de la perte du pouvoir, il est en train de donner raison à ces derniers. D’ailleurs, au sein du Pds, certains responsables soutenaient qu’il (Souleymane Ndéné Ndiaye) voulait créer un parti politique. De toute façon, le candidat du Pds sera choisi à l’issue d’un congrès et personne ne peut mettre la pression sur nous ».
Par ABDOURAHMANE MBODJ - Loffice
Par ABDOURAHMANE MBODJ - Loffice