L’affaire Ndiaga Seck bascule dans le règlement de comptes sentimental présumé…«Je n’ai jamais oublié»


L’affaire impliquant Matar Ndiaga Seck, plus connu sous le surnom de «Ndanane», continue de secouer l’opinion publique sénégalaise. Alors que l’homme politique et militant de Pastef a été placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des accusations d’homosexualité et de transmission volontaire du VIH, de nouveaux détails dévoilés par le quotidien L’Observateur jettent une lumière troublante sur les dessous de cette affaire.
 
Selon L’Observateur, une question revenait avec insistance depuis l’arrestation de Ndiaga Seck : pourquoi Ahmadou Lamine Dia avait-il conservé pendant plus d’une décennie des échanges privés datant de 2013 ? Des conversations qui, produites lors de sa garde à vue au commissariat de Linguère, ont lourdement pesé dans la procédure judiciaire visant l’homme politique.
 
La réponse aurait émergé lors de la confrontation entre les deux hommes devant les enquêteurs. D’après les informations rapportées par L’Observateur, Ahmadou Lamine Dia aurait expliqué avoir entretenu avec Ndiaga Seck une relation intime remontant aux années 2013-2014. Selon sa déposition, leur premier contact aurait eu lieu via Facebook avant qu’un certain Jeannot Rodriguez ne facilite davantage leurs échanges.
 
Toujours selon la même source, Ahmadou Lamine Dia affirme que cette relation se serait progressivement transformée en liaison amoureuse, avec des rencontres dans la Petite Côte, notamment à Somone. Durant son audition, il aurait déclaré ignorer à l’époque sa séropositivité et ne plus être en mesure de confirmer si leurs rapports étaient protégés ou non.
 
Mais derrière le dossier judiciaire, L’Observateur décrit également une dimension plus personnelle et émotionnelle. Ahmadou Lamine Dia aurait confié aux enquêteurs avoir très mal vécu la rupture avec Ndiaga Seck. Il affirme avoir été brusquement bloqué et privé de tout contact, sans explication. Une séparation qu’il présente comme une profonde blessure affective.
 
C’est précisément cette frustration qui l’aurait poussé à conserver leurs anciens messages. Selon ses déclarations relayées par L’Observateur, ces conversations représentaient pour lui les traces d’une relation interrompue brutalement, mais aussi un moyen de garder la mémoire d’un attachement qu’il estimait réel.
 
Face à ces accusations et à ce récit détaillé, Matar Ndiaga Seck adopte une ligne de défense totalement opposée. Lors de son audition, «Ndanane» aurait déclaré ne pas se souvenir d’Ahmadou Lamine Dia et rejeté l’ensemble des affirmations avancées contre lui. Il conteste notamment l’existence d’une relation telle que décrite par son accusateur et affirme avoir une mémoire défaillante concernant plusieurs éléments évoqués durant les interrogatoires.
Mardi 19 Mai 2026
Dakaractu