Kolda / Boubacar Konta : « Notre défi majeur aujourd’hui, est l’industrialisation du secteur de l'anacarde pour créer de la plus-value et des emplois… » 


Kolda / Boubacar Konta : « Notre défi majeur aujourd’hui, est l’industrialisation du secteur de l'anacarde pour créer de la plus-value et des emplois… » 
Le secteur de l’anacarde est l’une des filières qui emploie et nourrit toutes les catégories :  jeunes, vieux et femmes. Le secteur est d'ailleurs en plein essor dans le sud puisqu’il rapporte beaucoup de capitaux aux acteurs. C’est pourquoi, aujourd’hui, beaucoup se sont reconvertis dans ce secteur très prometteur avec des champs d’anacarde à perte de vue, de Kolda à Ziguinchor. Cependant, malgré les bonnes percées notées dans ce secteur, l’industrialisation est le talon d’Achille. Ainsi, le responsable aussi bien régional que national du secteur, Boubacar Konta, revient dans cet entretien sur les enjeux du secteur. 

À en croire ce dernier,  « notre défi majeur aujourd’hui, est l’industrialisation de la filière car le produit brut est en abondance, même si nous avons noté des contraintes en début de campagne à cause de la pandémie à coronavirus. La venue du ministre Moustapha Diop (industries et pme) dans la région est une bonne chose. Aujourd’hui, nous devons migrer impérativement vers l’industrialisation. Il faut dire qu’une unité de transformation moderne a une capacité d’emplois fixe de 200 personnes et si on en a deux ou trois dans la région, ce ne sera que bénéfique. Et cette création d’emplois fixera les jeunes sur place pour lutter contre l’émigration clandestine et surtout avec l’implantation de la future agropole. Nous pensons qu’avec de tels investissements le chômage peut reculer considérablement. » 

Revenant sur les avancées notées dans le secteur, il explique : « la filière anacarde se porte bien. Pour une première fois, nous avons pu bénéficier des financements de la Der et de la banque agricole pour accompagner les producteurs, les transformateurs et exportateurs. Ces financements nous ont permis de bénéficier de magasins de stockage dans la région qui nous ont facilité le travail. » 

Dans le même sens, il précise sur la transformation : « à Kolda, nous n’avons que 10 unités de transformation à faible quantité qui ne produisant que 10 tonnes annuellement. Même s’il faut reconnaitre que la région est en avance sur d’autres. Nous écoulons nos produits dans les marchés locaux ou dans les grandes surfaces, malgré la forte demande du produit. » 
Mercredi 18 Novembre 2020
Dakaractu



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