Kédougou : Abdoulaye Diouf Sarr interpellé sur le traitement administré à l’hôpital de Ninéfécha.


Sorti de terre sous le régime libéral, l’Hôpital de Ninéfécha de Niveau 1 tarde à démarrer ses activités. Cette situation, les populations de Kédougou, ne trouvant pas d’explication plausible, continuent de s’interroger. C’est d’ailleurs pour trouver la réponse à cette question que le député Moustapha Guirassy a interpellé le ministre de la Santé et de l’Action sociale. 
 
Ancien maire de cette localité lointaine, il dit ne pas comprendre pourquoi les autorités sanitaires tardaient à lancer les activités de cette structure sanitaire dotée de tout le nécessaire. ‘’On espérait, en fait que l’hôpital principal serait dégarni en faveur de l’hôpital de Ninéfécha, les infrastructures les équipements, les ambulances sont-là et on ne comprend pas qu’on ne puisse pas utiliser cet hôpital-là pour les militaires et pour nos populations, ce serait une excellente chose’’, a dit M. Guirassy. 
 
Ce dernier a profité de son temps de parole, lors de la séance plénière, pour l’examen du Projet de budget du ministère de la Santé pour encourager la prime d’éloignement pour les médecins dans les zones d’accès très difficile. Mais aussi soulever un problème : il s’agit de ‘’la multidisciplinarité de nos hôpitaux’’. S’adressant au ministre chargé de la Santé, il a demandé ‘’pourquoi vous ne serez dans une logique de spécialisation des hôpitaux dans les différentes régions ? Une question qui n’a pas attendu de réponse. M. Guirassy de légitimer l’opportunité d’une spécialisation des structures de santé pour éviter cette multidisciplinarité qui fait souvent que ‘’les plateaux ne sont pas à niveau’’.
 
Il a plaidé pour une discrimination positive, concernant les quotas d’admission aux facultés, en faveur des étudiants en médecine qui seraient issus des zones périphériques. Cela irait selon lui, en faveur du repeuplement des déserts médicaux. La question de la normalisation des médecins du public qui travaillent dans les cliniques privées, n’a pas été laissée en rade par M. Guirassy. Selon lui, le mieux c’est de ne point essayer de lutter contre ça mais plutôt d'aller dans le sens d’une harmonisation. Il finira ses propos en appuyant l’initiative d’un de ses collègues députés pour l’initiation d’une Journée mondiale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile...
Lundi 30 Novembre 2020
Dakaractu




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