La vigilance des forces de l’ordre a permis de mettre un terme à une pratique médicale illégale qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. Selon le quotidien Libération, six ressortissants nigérians ont été arrêtés à Kaolack pour pratique illégale de la médecine, mise en danger de la vie d’autrui, usurpation de fonction et séjour irrégulier.
L’affaire a éclaté après qu’une alerte a été donnée au commissariat central de Kaolack, signalant qu’un groupe d’individus de nationalité nigériane s’adonnait à des consultations médicales frauduleuses et à la vente de produits de santé douteux sur le marché local.
Les enquêteurs de la Brigade de recherches ont immédiatement mené une descente sur le terrain. Ils y ont interpellé un premier suspect, Hamed Abdoul Raheem, âgé de 33 ans, qui se faisait passer pour un « nutritionniste ». Lors de son audition, il a admis qu’il travaillait avec quatre autres complices, également installés dans la zone.
Ces prétendus spécialistes proposaient, à titre onéreux, des consultations improvisées et vendaient des « vitamines » censées renforcer l’immunité, améliorer la santé féminine ou encore aider à la perte de poids. En réalité, il s’agissait de produits dont la provenance et la composition restaient totalement inconnues et potentiellement dangereuses.
Une perquisition menée au domicile de Hamed Abdoul Raheem, au quartier Médina Baye, a permis de localiser et arrêter ses complices : Bakere Olanrewaju, Valentin Anyachebelu, Williams Olajunon, Bright Effiwatt et Zolawoue Tarkariku. Tous se présentaient comme « nutritionnistes » indépendants.
Lors de cette opération, la police a saisi une importante quantité de médicaments et de compléments alimentaires, dont des produits étiquetés Tre-en-en, Fibre Tablet, Cal-Mag, ainsi que des supports publicitaires vantant les mérites de la marque Neolife. Ces documents proposaient des remèdes « miracles » pour une large gamme de pathologies : hypertension, fatigue, troubles hormonaux, perte de poids ou encore faiblesses immunitaires.
Face à la gravité de l’affaire, l’Antenne régionale de régulation pharmaceutique a été saisie pour analyser les produits et en déterminer la dangerosité. Les premiers éléments laissent penser que ces médicaments, non homologués, auraient pu mettre en péril la santé de nombreux clients attirés par des promesses de guérison rapide.
Les six faux nutritionnistes sont actuellement placés en garde à vue, tandis qu’une enquête approfondie se poursuit afin d’établir l’ampleur réelle du réseau et ses éventuelles ramifications dans d’autres régions du pays.
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