Kaolack- Préparatifs Gamou 2026 : Le ministre du commerce rassure sur la disponibilité des denrées et invite les commerçants à « ne pas tirer trop sur les prix »


Le ministre de l’industrie et du commerce, Serigne Guèye Diop a fait un tour dans quelques magasins de stockage du Marché Central de Kaolack et du marché Médina Baye pour s’enquérir de l’état d’approvisionnement du marché à quelques jours du Gamou. « Vous savez tous que la veille du Gamou, il y’a une population qui vient s’ajouter à celle de Kaolack. Souvent c’est une fois, deux fois même trois fois où des gens viennent du Sénégal tout entier, d’autres viennent même de l’étranger, de la diaspora. Donc c’est important que pendant cette période que le gouvernement vienne voir la situation », a-t-il déclaré.
 
Au terme de sa visite dans les marchés, le ministre s’est félicité de l’état d’approvisionnement du marché qui selon lui va permettre de couvrir les besoins durant toute la période du Gamou. « Ce qu’on a constaté c’est que le marché de l’oignon, de la pomme de terre mais aussi du riz, de huile, tout est vraiment au point (…). L’autre aspect qui me parait très important c’est les prix. J’ai vérifié tout à l’heure, les prix aussi c’est les mêmes, cela tourne autour de 8000 à 8500 pour l’oignon, 9000, 9500 pour la pomme de terre et c’est cela aussi l’appel que je voulais lancer à tous les commerçants, c’est de ne pas tirer trop sur les prix parce que c’est une période où toute la population essaye d’accueillir des gens, essaye de satisfaire leurs convives (…). Je disais tout à heure aux trois groupes de commerçants que j’ai rencontrés qu’il faut faire attention aux dates de péremption. Quand un produit est périmé ou s’il doit ère périmé, il faut tout de suite le retirer du marché et c’est l’appel que je lance aux services de contrôle économique », a ajouté Serigne Guèye Diop tout en confirmant que la production locale en pomme de terre et d’oignon va suffir largement. 
 
« Aujourd’hui, on a pas besoin d’ouvrir le marché pour l’oignon parce qu’il y’a assez d’oignons, ni d’ouvrir le marché pour la pomme de terre parce qu’il y’a assez de pommes de terre. Donc l’ouverture du marché se fera certainement le mois prochain quand nous verrons que les stocks vont baisser. Contrairement à l’année passée, on était obligé d’ouvrir le marché de l’oignon pour pouvoir satisfaire les besoins ».
 
Interpellé sur l’augmentation du prix de la viande au Sénégal, le ministre s’explique. « Ce que les sénégalais ne savent pas c’est que le Sénégal ne produit pas assez de bovins ni assez d’ovins pour la consommation locale. Vous vous rappelez certainement que chaque fois qu’il y’a fête de tabaski, le Sénégal est obligé d’aller importer 300 mille, 400 mille moutons. Alors avec la situation du Mali, la principale cause d’augmentation du prix de la viande de bœuf c’est parce que les frontières avec le Mali sont devenues très difficiles. Vous savez qu’il y’a très peu de camions qui circulent (…). Et c’est pour cette raison là que les troupeaux qui venaient au Sénégal régulièrement, malheureusement ne peuvent plus venir. Donc, la loi de l’offre et de la demande s’applique. Quand il y’a une très faible offre, effectivement les prix augmentent et la viande aussi n’est pas un produit régulé, c’est un produit de vente libre. C’est pour cela qu’on a un problème. Donc la seule solution c’est d'augmenter au niveau du Sénégal notre niveau de production de viande. Heureusement avec l’hivernage, je crois qu’on aura de plus en plus une viande de bonne qualité, une situation qui est passagère et le gouvernement est en train d’y veiller », a assuré ministre de l’industrie et du commerce.
 
Après sa visite, le ministre a fait cap à Médina Baye où il a été reçu par le Khalife, Cheikh Mahy Ibrahima Niass. 
Mercredi 19 Aout 2026
Fallou Galass Sylla