Une stratégie dangereuse pour faire le « buzz »
La recherche effrénée de vues et d’abonnés sur les réseaux sociaux a conduit deux jeunes hommes directement en prison.
Domiciliés à Kaffrine et amis depuis l’enfance, I. Guèye et D. Fall cherchaient un moyen de rendre leur compte TikTok plus populaire. Selon le récit de L’Observateur, ils ont alors décidé de fabriquer de toutes pièces une affaire de corruption visant un agent de police.
Leur cible est désignée par les initiales S. Diouf. Ce policier servait depuis quatre ans au commissariat urbain de Mbacké. Les deux prévenus ne l’avaient pourtant jamais rencontré et ne connaissaient rien de sa vie personnelle ou professionnelle.
Cela ne les a pas empêchés de l’accuser publiquement d’extorsion et de corruption.
Un policier accusé de racket sans aucune preuve
Face à la caméra, les deux jeunes hommes ont nommément mis en cause le fonctionnaire.
Ils l’ont présenté comme un policier corrompu qui racketterait quotidiennement les automobilistes et les conducteurs de motos Jakarta en toute impunité. Les accusations, particulièrement graves, étaient formulées comme des faits établis, alors qu’elles avaient été entièrement inventées.
La vidéo a rapidement circulé sur TikTok. En quelques heures, elle a franchi le seuil des 40 000 vues, donnant aux auteurs la visibilité recherchée.
Mais ce succès numérique de courte durée va se retourner contre eux.
La vidéo transmise au policier par un proche
Un proche de S. Diouf tombe sur les images et les lui envoie par WhatsApp.
Pour le policier, le choc est immense. Son nom, son honneur et sa carrière sont publiquement attaqués par deux personnes qu’il affirme n’avoir jamais rencontrées.
L’agent décide de ne pas laisser passer l’affaire. Fort de son expérience professionnelle, il entreprend ses propres vérifications afin d’identifier et de localiser les auteurs de la vidéo.
Ses recherches lui permettent d’apprendre que l’un des deux jeunes hommes évolue dans le milieu musical.
Un faux contrat de spectacle utilisé comme piège
Afin d’attirer les deux auteurs, le policier sollicite une connaissance qui leur propose un prétendu contrat de spectacle.
Persuadés de se rendre à une prestation rémunérée, D. Fall et I. Guèye quittent Kaffrine pour honorer le rendez-vous. Ils ignorent que des policiers en civil les attendent sur place.
À leur arrivée, les deux hommes comprennent que le public annoncé n’existe pas. Ils sont accueillis par les enquêteurs, qui leur présentent les images litigieuses.
Identifiés formellement sur la vidéo, ils ne tardent pas à reconnaître les faits. Ils admettent avoir inventé les accusations et présentent leurs excuses au policier.
Placés sous mandat de dépôt
Malgré leurs regrets, les deux amis sont conduits devant le parquet de Diourbel.
Ils sont poursuivis pour outrage à un agent de police dans l’exercice de ses fonctions, puis placés sous mandat de dépôt.
Devant le tribunal, ils sollicitent la clémence et demandent pardon au policier ainsi qu’à la juridiction. La partie civile choisit de ne pas réclamer de compensation financière, préférant laisser la justice apprécier les faits.
Cette absence de demande d’indemnisation ne met cependant pas fin aux poursuites pénales.
Le parquet requiert six mois ferme
Le procureur Papa Khalil Fall se montre particulièrement ferme.
Pour le représentant du ministère public, les faits sont constants. Les deux prévenus ont prononcé des propos outrageants contre un agent qu’ils ne connaissaient pas, uniquement pour gagner des abonnés et accroître leur visibilité sur TikTok.
Le parquet souligne également l’ampleur de la diffusion. La vidéo ayant enregistré environ 40 000 vues, l’atteinte à l’intégrité et à la réputation du policier ne pouvait être considérée comme marginale.
Le procureur requiert six mois de prison ferme contre chacun des prévenus.
Quatre mois ferme pour les deux amis
Le Tribunal des flagrants délits de Diourbel déclare finalement I. Guèye et D. Fall coupables.
Ils sont condamnés chacun à quatre mois de prison ferme. Ils devront purger leur peine à la prison de Diourbel.
La recherche effrénée de vues et d’abonnés sur les réseaux sociaux a conduit deux jeunes hommes directement en prison.
Domiciliés à Kaffrine et amis depuis l’enfance, I. Guèye et D. Fall cherchaient un moyen de rendre leur compte TikTok plus populaire. Selon le récit de L’Observateur, ils ont alors décidé de fabriquer de toutes pièces une affaire de corruption visant un agent de police.
Leur cible est désignée par les initiales S. Diouf. Ce policier servait depuis quatre ans au commissariat urbain de Mbacké. Les deux prévenus ne l’avaient pourtant jamais rencontré et ne connaissaient rien de sa vie personnelle ou professionnelle.
Cela ne les a pas empêchés de l’accuser publiquement d’extorsion et de corruption.
Un policier accusé de racket sans aucune preuve
Face à la caméra, les deux jeunes hommes ont nommément mis en cause le fonctionnaire.
Ils l’ont présenté comme un policier corrompu qui racketterait quotidiennement les automobilistes et les conducteurs de motos Jakarta en toute impunité. Les accusations, particulièrement graves, étaient formulées comme des faits établis, alors qu’elles avaient été entièrement inventées.
La vidéo a rapidement circulé sur TikTok. En quelques heures, elle a franchi le seuil des 40 000 vues, donnant aux auteurs la visibilité recherchée.
Mais ce succès numérique de courte durée va se retourner contre eux.
La vidéo transmise au policier par un proche
Un proche de S. Diouf tombe sur les images et les lui envoie par WhatsApp.
Pour le policier, le choc est immense. Son nom, son honneur et sa carrière sont publiquement attaqués par deux personnes qu’il affirme n’avoir jamais rencontrées.
L’agent décide de ne pas laisser passer l’affaire. Fort de son expérience professionnelle, il entreprend ses propres vérifications afin d’identifier et de localiser les auteurs de la vidéo.
Ses recherches lui permettent d’apprendre que l’un des deux jeunes hommes évolue dans le milieu musical.
Un faux contrat de spectacle utilisé comme piège
Afin d’attirer les deux auteurs, le policier sollicite une connaissance qui leur propose un prétendu contrat de spectacle.
Persuadés de se rendre à une prestation rémunérée, D. Fall et I. Guèye quittent Kaffrine pour honorer le rendez-vous. Ils ignorent que des policiers en civil les attendent sur place.
À leur arrivée, les deux hommes comprennent que le public annoncé n’existe pas. Ils sont accueillis par les enquêteurs, qui leur présentent les images litigieuses.
Identifiés formellement sur la vidéo, ils ne tardent pas à reconnaître les faits. Ils admettent avoir inventé les accusations et présentent leurs excuses au policier.
Placés sous mandat de dépôt
Malgré leurs regrets, les deux amis sont conduits devant le parquet de Diourbel.
Ils sont poursuivis pour outrage à un agent de police dans l’exercice de ses fonctions, puis placés sous mandat de dépôt.
Devant le tribunal, ils sollicitent la clémence et demandent pardon au policier ainsi qu’à la juridiction. La partie civile choisit de ne pas réclamer de compensation financière, préférant laisser la justice apprécier les faits.
Cette absence de demande d’indemnisation ne met cependant pas fin aux poursuites pénales.
Le parquet requiert six mois ferme
Le procureur Papa Khalil Fall se montre particulièrement ferme.
Pour le représentant du ministère public, les faits sont constants. Les deux prévenus ont prononcé des propos outrageants contre un agent qu’ils ne connaissaient pas, uniquement pour gagner des abonnés et accroître leur visibilité sur TikTok.
Le parquet souligne également l’ampleur de la diffusion. La vidéo ayant enregistré environ 40 000 vues, l’atteinte à l’intégrité et à la réputation du policier ne pouvait être considérée comme marginale.
Le procureur requiert six mois de prison ferme contre chacun des prévenus.
Quatre mois ferme pour les deux amis
Le Tribunal des flagrants délits de Diourbel déclare finalement I. Guèye et D. Fall coupables.
Ils sont condamnés chacun à quatre mois de prison ferme. Ils devront purger leur peine à la prison de Diourbel.