KOLDA : les parents d’élèves face aux difficultés de la rentrée scolaire…


Les parents d’élèves de Kolda, comme partout dans le pays, font face aux difficultés de la rentrée scolaire. Ainsi, avec la conjoncture actuelle due à la Covid-19, l’achat des fournitures scolaires, les frais d'inscription, l’habillement entre autres, demeurent un véritable casse-tête. 

Dakaractu/Kolda à recueilli l'avis de certains parents rencontrés. 

Pour Samba Ba, parent de quatre élèves, « cette rentrée est très salée pour nous. Avec mes quatre enfants j’ai dépensé plus de cent mille f CFA pour les inscriptions et les tenues, sans compter les frais de transport. C’est très difficile car les temps sont durs avec la conjoncture et la crise liée au coronavirus. Nous sommes des gorgorlu qui joignons difficilement les deux bouts. L’État devrait mettre une politique pour soulager les parents d’autant plus que la majorité est issue des couches vulnérables. » 

Fatoumata S. rencontrée au marché, habillée d’un voile en ces temps de chaleur, estime que cette rentrée scolaire est plus difficile que les autres événements. « Nous sommes obligés de colmater de gauche à droite pour avoir les inscriptions et les fournitures. Je suis dans le petit commerce qui a du mal à décoller. C’est pourquoi, nous sommes obligés de nous endetter pour permettre aux enfants d’aller à l’école… » 

Dans les quartiers comme dans les marchés, les parents d’élèves accompagnés de leurs enfants le plus souvent, font le tour des librairies classiques et autres librairies "par terre", à la recherche du meilleur prix convenant à leur bourse. Il faut dire que la crise liée à la pandémie de Covid-19 a beaucoup impacté le revenu des ménages rendant ainsi difficile l’accès aux nécessités de base. 

Dans la même lancée, dira O. Faty, un retraité en sueur : « tout est cher, les prix ont grimpé trop vite. Les cahiers, les inscriptions entre autres coûtent cher. Depuis ce matin, je fais la ronde dans le marché pour avoir de meilleurs prix. Les prix donnent le vertige et avec cette situation où vont les parents. Je pense que je vais attendre quelques jours pour faire mes achats en attendant les enfants vont se rabattre sur leurs cahiers de l’an passé. » 

Interpellés sur la question, les vendeurs estiment à l’unanimité qu’ils n’y sont pour rien. Ils avancent que « c’est la crise au niveau mondial. Aujourd’hui, les prix de transport des marchandises sont chers et du coup, cela va se répercuter sur le prix de vente. On n'y est pour rien car notre souhait est de vendre à bon prix aux clients afin de les soulager... » 
Mercredi 13 Octobre 2021
Dakaractu



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