KOLDA : l’hôpital régional en réel danger…


KOLDA : l’hôpital régional en réel danger…
Les principaux murs de la façade de l’hôpital régional de Kolda sont à terre depuis l’année dernière. Ils représentent un danger permanent pour les malades et le personnel. Depuis l’année passée, il n’est pas réparé. Ce sont des sacs remplis de sable en état de décomposition et des « crintins » qui sont mis en  place pour barrer l’eau. Pour rappel, c’est à la suite de l’inondation de l’an dernier que le mur a cédé en créant d’énormes dégâts matériels et humains. A cette occasion, certains malades ont été hospitalisés dans d’autres structures de la commune pour éviter le pire.

Salimata Coulibaly riveraine de l’établissement se désole de cette situation. « Avec une forte pluie, c’est toute la structure qui risque de couler. D’ailleurs, c’est de ce côté que sont logées la pédiatrie et la maternité. Donc, nous estimons que mères et enfants ou bébés, le personnel et les matériels sont réellement menacés. Nous vivons un danger permanent avec cette situation », dénonce-t-elle.

Aujourd’hui, c’est une peur bleue qui pèse sur l’établissement qui accueille des malades de la sous-région tels que les Gambiens, les Bissau guinéens et des Guinéens de Conakry. C’est pourquoi, il est primordial que les murs soient refaits car ils menaceraient même des milliers d’emplois locaux comme les techniciennes de surfaces, les cuisiniers..

La situation inquiète plus d’un, puisque l’établissement est appelé à générer de l’argent et les résultats obtenus du financement basés sur le résultat (fbr) devraient en principe régler cette question.

Ibrahima Diao, très étonné des faits, argue : « Nous payons de l’argent quand nous venons nous soigner mais où est la bonne gouvernance dans tout cela ? Nous voyons que le mur est construit sur une pente argileuse et glissante, on devrait penser au danger qui guette les patients, le personnel soignant, l’administration et la structure elle-même ».

Il ajoute « ces sacs et ces « crintins » ne peuvent pas protéger l’établissement. Et cette année, il n y a pas encore eu une pluie digne de ce nom qui pourrait balayer d’un revers de la main cette disposition de fortune. »

M. D, qui veut garder l’anonymat, de dire : « Au lieu de se faire la guerre, les responsables devraient penser au bien-être des populations. De plus, ce qui me désole, c’est que les politiques ne pensent qu’à eux et non aux couches vulnérables. Sinon, ils auraient pu venir constater les dégâts et prendre des mesures. »

Pour l’heure, l’hôpital régional se trouve avec la chute de ces murs en réel danger.

 
Jeudi 30 Août 2018
Dakaractu



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