KOLDA : Paralysie du système éducatif par les enseignants pour agression sur le directeur de l’école primaire de Saré Kémo.


Tout le système éducatif est paralysé à Kolda, ce mercredi 09 janvier par les enseignants pour protester contre l’agression violente sur le directeur de l’école primaire de Saré Kémo. C’est pourquoi les enseignants sont très remontés contre ces actes ignobles dont ils sont souvent victimes.

Saloum Sonko, SG du sels/ authentique porte-parole du jour d'indiquer : « cette fois-ci, les enseignants sont très remontés contre ces actes barbares dont ils sont victimes. C’est un directeur d’école qui a été battu par un parent d’élèves et sa famille devant ses élèves. C’est la dixième agression dont les enseignants sont victimes à Kolda et c’est pourquoi nous paralysons tout le système pour alerter et dénoncer », tempère-t-il.

 « La goutte qui a fait déborder le vase c’est un parent d’élèves dont la palissade est presque collée à l’abri provisoire que le directeur avec ses adjoints ont voulu déplacer de quelques centimètres pour bien travailler. C’est parce que les enfants de l’agresseur écoutent de la musique, et ouvrent le volume à fond en dérangeant tout le monde, qui plus est, ils déversent des matières fécales contenues dans des sacs plastiques à côté de la salle », explique le SG.

Selon lui toujours, « c’est à cette situation-là que l’équipe pédagogique a voulu mettre fin en déplaçant de quelques centimètres la palissade. C’est ce que le parent d’élèves qui occupe cet espace, d’ailleurs de manière illégale, n’a pas accepté et s’est jeté sur le collègue en déversant sa colère avec ses enfants. La conduite à tenir sera déterminée par les enseignants à la base parce qu’il y a une plainte au niveau du tribunal de Kolda. Et nous suivrons cette plainte et quoi qu’il arrive, le corps enseignant est solidaire du collègue. » 

 Il ajoutera avec colère : « si ailleurs ce sont des accidents qui arrivent, à Kolda finalement cela devient une culture. Nous ne pouvons plus accepter que des enseignants soient lynchés devant leurs élèves et les populations.  Ainsi, ils perdent toute autorité. Ces nombreuses agressions que nous dénonçons, ils faudrait qu’elles cessent. Et cette mobilisation de ce matin, c’est pour donner un signal fort aux populations, aux autorités locales et nationales pour leur dire que si une  fois un seul cheveu d’un enseignant est touché, c’est toute la corporation qui est agressée », conclura-t-il.

 
Mercredi 9 Janvier 2019
Dakaractu




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