KOLDA : Les organisations paysannes (op) capitalisent sur la multiplication de semences.


La capitalisation des résultats des programmes de multiplication de semences des organisations paysannes membres du REPROSENER a fait l’objet d’un atelier de deux jours à Kolda, les 19 et 20 février. Le Reprosener, partenaire du pôle de developpement de la Casamance (PPDC) s’est penché durant ces deux jours, sur la réflexion des modalités de pérennisation et de fonctionnalité du comité de pilotage du plan triennal semencier (copil/pts).

Abdou Aziz Badji, président du cadre régional de concertation des ruraux de Ziguinchor de s’appesantir sur leur partenariat avec le ppdc. «La signature des contrats est le premier résultat concret du partenariat entre les organisations paysannes et le ppdc. Et le copil pour un premier temps est un exemple illustratif. Le deuxième élément c’est ce qu’on a constaté comme résultats. C’est l’apprentissage dans la gestion des subventions pour les organisations paysannes du copil de la Casamance naturelle à gérer un compte de 150 millions en banque. Et si nous récupérons les recettes, nous devrons être à plus de 400 millions de compte pour des effets de levier. En perspective, après le ppdc, comment les organisations paysannes vont prendre en charge l’approvisionnement et la distribution des semences».

Des résultats sont attendus au sortir de cette rencontre tels que les pratiques, les opportunités et les contraintes liées à la commercialisation des semences. Mais aussi une capitalisation dans le maintien du capital semencier pour  la pérennisation de l’agriculture.

Revenant sur les impacts, il poursuit : « ce que nous avons appris avec le riz, de la production à la consommation tous les acteurs sont concernés. C’est avec les transformatrices que nous avons eu les unités de conditionnement, d’étuvage, les batteuses et les décortiqueuses. Donc, tout le système est pris en compte jusqu’au commerçant même. Aujourd’hui, on a quitté  la production de consommation pour la vente. Donc ça c’est un résultat visible. On ne vendait pas du riz blanc en Casamance. Aujourd’hui, on vend partout du riz de qualité d’Anambé, de Diouloulou ou Oussouye. Et ce riz produit n’est comparable à aucun autre riz ».

Pour les perspectives, il recommande : « nous interpellons les autorités pour qu’elles  financent un deuxième ppdc au vu des résultats. Il est inadmissible qu’on parle de l’acte 3 de la décentralisation, et qu’on teste un pole de développement. On voit ces résultats et on veut s’arrêter là. Donc un deuxième ppdc s’impose pour aller à hauteur  des autres zones agro-écologiques »
Jeudi 20 Février 2020
Dakaractu



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