KOLDA : Les jeunes disent non à l’émigration clandestine, aux meurtres et interpellent le ministère des affaires étrangères.


Les jeunes de Kolda disent non à l’émigration clandestine, aux meurtres des siens sur les routes libyennes. Mais oui au slogan « rester ici et réussir chez soi ». Et ce, après les assassinats d’Abdoulaye Baldé en 2019 et récemment en ce début de janvier, de celui d’Alarba Sabaly en Lybie. Pour corriger cela, les jeunes comptent désormais sensibiliser leurs pairs à travers le mouvement Taxaw Kolda en misant sur les opportunités de la région. Ainsi, le mouvement a démarré une vaste campagne de sensibilisation sur la migration irrégulière et ses conséquences ce samedi 02 janvier au village de Saré Alphousseyni de la commune de Dioulacolon, fortement touchée par le phénomène. Dans la foulée, le mouvement a interpelé le ministère des affaires étrangères sur la question des ressortissants sénégalais surtout koldois en Lybie. 

À en croire son président Bambé Boiro, « après les assassinats d’Abdoulaye Baldé de Guiro Yoro Bocar et d’Alarba Sabaly en Lybie, il était important pour nous de sensibiliser les jeunes sur les dangers de la migration irrégulière. Nous, en tant que jeunes, devons être conscients des potentialités de notre terroir propice à l’agriculture. Les jeunes doivent se référer à des personnes qui ont réussi chez nous sans sortir comme Moussa Baldé, Mame Boye Diao, Youssou Ndour voire le président de la République Macky Sall… » 

À ce titre, il lance un appel vibrant aux autorités : « nous interpellons madame le ministre des affaires étrangères, Me Aïssata Tall Sall et Moïse Sarr, le secrétaire d'État chargé des sénégalais de l’extérieur, d’accorder plus de crédit aux ressortissants sénégalais surtout ceux de Lybie. Nous pensons que le ministère doit revoir sa copie pour le cas de la Lybie. Et nous espérons que maitre Aïssata Tall Sall va nous entendre à travers son secrétaire d'État chargé des sénégalais de l’extérieur. À ce titre, nous réclamons la présence de Moïse Sarr à Kolda pour s’enquérir de la situation des familles des jeunes tués en Lybie, en souffrance. D’ailleurs nous réclamons la création d’usines pour l’employabilité des jeunes pour lutter contre les migrations irrégulières… » 

Le mouvement compte sillonner toutes les communes pour sensibiliser les jeunes sur les méfaits de la migration irrégulière afin de leur dire qu’il est possible de « réussir chez nous ».
Dimanche 3 Janvier 2021
Dakaractu




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