Le 8 Mars est une journée internationale mettant en avant la lutte pour les droits des femmes. C'est une Occasion de faire le point sur les luttes et les réalisations passées. Le Sénégal a connu des avancées sur les droits de la femme avec le Code de la famille de 1972 et diverses autres dispositions avant ou après qui sont venues le renforcer ; la constitution qui proclame l’égalité entre tous les citoyens sans distinction de sexe, la femme travailleuse en état de grossesse qui a droit à des congés avant et après l’accouchement, ou la femme qui peut bénéficier de l’allocation de réversion au décès de son mari. A cette liste, on peut ajouter la loi permettant aux femmes d’accéder au corps des cadres des fonctionnaires de l’aviation civile, aux corps des commissaires de police, d’officiers ou d’inspecteurs de police.
Dans la continuité, la décennie de 2010 à 2020, a vu une nette évolution dans les droits de la femme sénégalaise sous le leadership du Président Macky Sall. La loi sur la parité dans les fonctions électives adoptée en 2010 a été appliquée en 2012. Un acquis notoire sur les droits de la femme est la réforme du code de la nationalité qui permet à la femme sénégalaise d’octroyer sa nationalité à ses enfants et à son conjoint non-sénégalais. La décennie qui s’achève, a été aussi témoin de nominations de femmes à des postes stratégiques comme la police, jusque là la chasse gardée des hommes, au poste de premier ministre, à la tête du haut Conseil des Collectivités Territoriales -HCCT et du Conseil Économique Social et Environnemental - CESE, respectivement 3e et 4e personnalité de l’état du Sénégal. La Loi sur la criminalisation du viol et de la pédophilie a été votée et peut permettre au Sénégal de garantir aux femmes et aux enfants une plus grande sécurité avec le durcissement des condamnations, lesquelles pourront aller jusqu’à
l’emprisonnement à perpétuité à l’encontre d’éventuels coupables. Le statut de la femme a beaucoup évolué au Sénégal durant la dernière décennie. Dans plusieurs
domaines, le Sénégal compte un vivier de femmes à haut potentiel dont certaines ont prouvé que le leadership féminin n’est pas un vain mot.
Cependant, tout n’est pas rose! Il faudrait s’engager vers de nouvelles stratégies et actions pour relever les défis auxquels font face les femmes. Les violences faites aux femmes demeurent une réalité têtue dans le vécu des sénégalais. Les mutilations génitales et les mariages forcés qui certes reculent sous la mobilisation des femmes, restent un défi. La représentativité dans plus d’instances de décision et la discrimination en milieu professionnel sont encore des points de résistances à vaincre. En cette période
de conjoncture économique mondiale difficile, beaucoup de femmes sont devenues le « breadwinner » de leur famille. Ainsi, il faut veiller à l’autonomisation en s’appuyant sur les systèmes d’accompagnements et de financements comme la DER- Délégation de l’Entreprenariat Rapide. Pour palier à la pauvreté, il faudrait miser sur l’éducation des filles bien qu’il y ait une amélioration avec les Bourses Familiales dont l’une des obligations est de garder les filles à l’école. Vivement que la nouvelle décennie fasse une grande différence pour les femmes et les filles du Sénégal et du monde entier!
Madame Aïssatou Ndao
Présidente AMAFAMS And Takku Liguey - Association Multinationale pour l’Accompagnement des Familles.
Dans la continuité, la décennie de 2010 à 2020, a vu une nette évolution dans les droits de la femme sénégalaise sous le leadership du Président Macky Sall. La loi sur la parité dans les fonctions électives adoptée en 2010 a été appliquée en 2012. Un acquis notoire sur les droits de la femme est la réforme du code de la nationalité qui permet à la femme sénégalaise d’octroyer sa nationalité à ses enfants et à son conjoint non-sénégalais. La décennie qui s’achève, a été aussi témoin de nominations de femmes à des postes stratégiques comme la police, jusque là la chasse gardée des hommes, au poste de premier ministre, à la tête du haut Conseil des Collectivités Territoriales -HCCT et du Conseil Économique Social et Environnemental - CESE, respectivement 3e et 4e personnalité de l’état du Sénégal. La Loi sur la criminalisation du viol et de la pédophilie a été votée et peut permettre au Sénégal de garantir aux femmes et aux enfants une plus grande sécurité avec le durcissement des condamnations, lesquelles pourront aller jusqu’à
l’emprisonnement à perpétuité à l’encontre d’éventuels coupables. Le statut de la femme a beaucoup évolué au Sénégal durant la dernière décennie. Dans plusieurs
domaines, le Sénégal compte un vivier de femmes à haut potentiel dont certaines ont prouvé que le leadership féminin n’est pas un vain mot.
Cependant, tout n’est pas rose! Il faudrait s’engager vers de nouvelles stratégies et actions pour relever les défis auxquels font face les femmes. Les violences faites aux femmes demeurent une réalité têtue dans le vécu des sénégalais. Les mutilations génitales et les mariages forcés qui certes reculent sous la mobilisation des femmes, restent un défi. La représentativité dans plus d’instances de décision et la discrimination en milieu professionnel sont encore des points de résistances à vaincre. En cette période
de conjoncture économique mondiale difficile, beaucoup de femmes sont devenues le « breadwinner » de leur famille. Ainsi, il faut veiller à l’autonomisation en s’appuyant sur les systèmes d’accompagnements et de financements comme la DER- Délégation de l’Entreprenariat Rapide. Pour palier à la pauvreté, il faudrait miser sur l’éducation des filles bien qu’il y ait une amélioration avec les Bourses Familiales dont l’une des obligations est de garder les filles à l’école. Vivement que la nouvelle décennie fasse une grande différence pour les femmes et les filles du Sénégal et du monde entier!
Madame Aïssatou Ndao
Présidente AMAFAMS And Takku Liguey - Association Multinationale pour l’Accompagnement des Familles.