Au stand 2 des Journées portes ouvertes de la Marine nationale, le public a découvert l’un des univers les plus exigeants et méconnus de l’armée de mer, la plongée militaire. Sous la tente dédiée aux plongeurs, combinaisons en néoprène, bouteilles d’air, compresseurs, gilets stabilisateurs et équipements de sécurité étaient exposés, révélant la rigueur et la technicité d’un métier où chaque geste peut engager la vie.
Face aux visiteurs attentifs, Maître Khalifa Ababacar Thioune, chef local de plongée, a expliqué le fonctionnement du matériel et les règles strictes qui encadrent les opérations sous marines. Du gonflage des bouteilles à 200 bars pour s’adapter aux conditions climatiques locales, jusqu’au contrôle permanent de la pression et de l’autonomie, tout est pensé pour réduire les risques. « En plongée, rien n’est laissé au hasard », a t’il rappelé, insistant sur la discipline et la maîtrise technique exigées des plongeurs de la Marine.
Le stand a également mis en lumière les missions opérationnelles confiées à ces spécialistes, reconnaissance de plages avant débarquement, sécurisation de zones maritimes, identification d’obstacles sous marins et appui aux opérations navales. À l’aide de démonstrations pédagogiques, les visiteurs ont découvert les procédures de balisage, les signaux manuels et l’usage de matériels spécialisés comme les projecteurs, les couteaux de sécurité, les caméras embarquées et les ordinateurs de plongée.
Au delà de la démonstration, le message était clair, la plongée militaire est un métier à haut risque, encadré par des protocoles stricts destinés à prévenir les accidents, parfois mortels, liés à la profondeur et à la décompression.