Journée Internationale des Migrants : ADHA tire la sonnette d’alarme sur le nombre de migrants morts en Méditerranée et ceux réduits à l’esclavage


Dans le cadre de la célébration de la journée internationale des migrants qui coïncide avec l’adoption par l’Assemblée Générale des Nations Unies sur le rapport de la Troisième Commission (A/55/602/Add.2) et de la Convention internationale sur les Protections des Droits des Travailleurs Migrants et des membres de leur famille le 28 Décembre 1990, Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) s’indigne du sort des migrants laissés à eux-mêmes. Dans une note transmise à notre rédaction, ADHA de rappeler que 30 ans après, la situation des migrants à travers le monde en général se dégrade continuellement. « Les migrants sont surexploités, discriminés, réduits à l’esclavage, torturés, voire assassinés », assure ADHA.
Avant la pandémie de la COVID-19, les frontières étaient maintenues fermées à travers la mise en place de systèmes sophistiqués de surveillance, des murs, des grillages qui rendent le franchissement de certains territoires de plus en plus difficiles et périlleux. Cette situation est devenue pire avec la COVID-19, poussant les migrants subsahariens à prendre des bateaux de fortune pour rejoindre le nord,  ajoute t-elle.  Ainsi, Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) tire la sonnette d’alarme, car le nombre  de migrants morts dans la Méditerranée et de ceux réduits à l’esclavage parce que tombés entre les mains de trafiquants et de passeurs continuera d’augmenter, si la communauté internationale et les États membres de la CEDEAO en particulier ne prennent pas leurs responsabilités en s’attaquant aux causes profondes de la migration irrégulière. Face à cette situation alarmante, l’ADHA dénonce avec la dernière énergie l’absence de politiques efficaces pouvant faire face aux phénomènes migratoires et exige des États de l'Union européenne qu’ils veillent au respect de la dignité humaine en intensifiant leurs efforts dans la lutte contre la pauvreté en Afrique, en vue de rétablir un équilibre économique entre le Nord et le Sud tout en promouvant une politique migratoire inclusive qui prend en compte les préoccupations des États africains.  Adha de recommander aussi aux États africains en général, le Sénégal en particulier de mener une large concertation autour de la problématique de la migration irrégulière pour l'adoption de politiques et stratégies efficaces permettant la prise en charge effective de leurs ressortissants dont la majorité est constituée de jeunes à la recherche d'un meilleur avenir, c’est à dire une politique de jeunesse mise en place par les jeunes pour les jeunes. Elle a enfin demandé au Chef de l’État du Sénégal d’avoir une oreille attentive aux préoccupations des jeunes.
 
 
Vendredi 18 Décembre 2020
Dakar actu



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