Une collaboration qui se termine devant la justice
Entre M.M. Seck et son employée I. Faye, la relation professionnelle s’est transformée en contentieux judiciaire.
La jeune femme, gérante d’un multiservices à Joal, est accusée d’avoir soustrait 6,8 millions de FCFA appartenant à son employeur.
Elle conteste formellement le vol et affirme avoir été victime d’une attaque armée.
Le 22 juin 2024, vers 23 heures
Les faits remontent au 22 juin 2024.
Ce soir-là, vers 23 heures, I. Faye vient de fermer son lieu de travail à Joal.
Son bébé attaché au dos, elle emprunte un véhicule de transport clandestin pour rentrer chez elle.
Elle transporte alors deux sacs : le premier contient la recette journalière du multiservices, évaluée à 6,8 millions de FCFA ; le second renferme quatorze téléphones portables utilisés dans le cadre de son activité professionnelle.
Une attaque à quelques mètres de son domicile
Selon la version présentée par I. Faye et rapportée par L’Observateur, l’agression intervient à sa descente du véhicule, à seulement quelques mètres de son domicile.
Elle affirme que plusieurs individus sortis d’un véhicule stationné à proximité l’auraient violemment interceptée.
Les assaillants se seraient jetés sur elle et auraient arraché le sac contenant les 6,8 millions de FCFA.
Ils auraient ensuite pris la fuite au moment où les autres passagers du véhicule commençaient à descendre.
I. Faye affirme avoir immédiatement appelé son patron pour l’informer de ce qui venait de se produire.
Son employeur ne croit pas au braquage
Le lendemain, M.M. Seck met en doute la version de son employée.
Il soupçonne la jeune femme d’avoir inventé l’histoire de l’agression et décide de saisir la brigade de gendarmerie locale.
I. Faye est interpellée, puis placée sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour.
Elle bénéficiera par la suite d’une liberté provisoire.
La gérante maintient sa version à la barre
Devant le Tribunal correctionnel de Mbour, I. Faye maintient avoir été victime de malfaiteurs.
Elle explique qu’habituellement, un chauffeur de l’entreprise assurait le transport du personnel après le travail, parfois aux environs d’une heure du matin.
Mais ce jour-là, le chauffeur aurait été absent en raison des besoins liés à la fête de Tabaski.
Elle reproche à son patron d’avoir malgré tout insisté pour qu’elle reprenne le travail.
Une circonstance qui, selon son raisonnement, l’aurait obligée à rentrer autrement et aurait permis aux agresseurs de passer à l’action.
La question des 14 téléphones fragilise son récit
La partie civile relève une incohérence qu’elle juge majeure.
Comment des braqueurs auraient-ils pu prendre aussi facilement un sac contenant 6,8 millions de FCFA tout en abandonnant celui dans lequel se trouvaient quatorze téléphones portables ?
L’employeur s’interroge également sur l’absence d’intervention des autres passagers et des personnes qui auraient pu se trouver dans les environs.
Pour M.M. Seck, ces éléments rendent le récit de l’agression difficilement crédible.
L’employeur réclame la totalité des 6,8 millions
M.M. Seck réclame la restitution intégrale de son argent.
Le procureur de la République a, pour sa part, requis l’application de la loi sans que L’Observateur ne rapporte dans l’article une peine précise sollicitée contre la prévenue.
Le tribunal a mis le dossier en délibéré.
I. Faye connaîtra son sort le 16 novembre 2026.
Entre M.M. Seck et son employée I. Faye, la relation professionnelle s’est transformée en contentieux judiciaire.
La jeune femme, gérante d’un multiservices à Joal, est accusée d’avoir soustrait 6,8 millions de FCFA appartenant à son employeur.
Elle conteste formellement le vol et affirme avoir été victime d’une attaque armée.
Le 22 juin 2024, vers 23 heures
Les faits remontent au 22 juin 2024.
Ce soir-là, vers 23 heures, I. Faye vient de fermer son lieu de travail à Joal.
Son bébé attaché au dos, elle emprunte un véhicule de transport clandestin pour rentrer chez elle.
Elle transporte alors deux sacs : le premier contient la recette journalière du multiservices, évaluée à 6,8 millions de FCFA ; le second renferme quatorze téléphones portables utilisés dans le cadre de son activité professionnelle.
Une attaque à quelques mètres de son domicile
Selon la version présentée par I. Faye et rapportée par L’Observateur, l’agression intervient à sa descente du véhicule, à seulement quelques mètres de son domicile.
Elle affirme que plusieurs individus sortis d’un véhicule stationné à proximité l’auraient violemment interceptée.
Les assaillants se seraient jetés sur elle et auraient arraché le sac contenant les 6,8 millions de FCFA.
Ils auraient ensuite pris la fuite au moment où les autres passagers du véhicule commençaient à descendre.
I. Faye affirme avoir immédiatement appelé son patron pour l’informer de ce qui venait de se produire.
Son employeur ne croit pas au braquage
Le lendemain, M.M. Seck met en doute la version de son employée.
Il soupçonne la jeune femme d’avoir inventé l’histoire de l’agression et décide de saisir la brigade de gendarmerie locale.
I. Faye est interpellée, puis placée sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour.
Elle bénéficiera par la suite d’une liberté provisoire.
La gérante maintient sa version à la barre
Devant le Tribunal correctionnel de Mbour, I. Faye maintient avoir été victime de malfaiteurs.
Elle explique qu’habituellement, un chauffeur de l’entreprise assurait le transport du personnel après le travail, parfois aux environs d’une heure du matin.
Mais ce jour-là, le chauffeur aurait été absent en raison des besoins liés à la fête de Tabaski.
Elle reproche à son patron d’avoir malgré tout insisté pour qu’elle reprenne le travail.
Une circonstance qui, selon son raisonnement, l’aurait obligée à rentrer autrement et aurait permis aux agresseurs de passer à l’action.
La question des 14 téléphones fragilise son récit
La partie civile relève une incohérence qu’elle juge majeure.
Comment des braqueurs auraient-ils pu prendre aussi facilement un sac contenant 6,8 millions de FCFA tout en abandonnant celui dans lequel se trouvaient quatorze téléphones portables ?
L’employeur s’interroge également sur l’absence d’intervention des autres passagers et des personnes qui auraient pu se trouver dans les environs.
Pour M.M. Seck, ces éléments rendent le récit de l’agression difficilement crédible.
L’employeur réclame la totalité des 6,8 millions
M.M. Seck réclame la restitution intégrale de son argent.
Le procureur de la République a, pour sa part, requis l’application de la loi sans que L’Observateur ne rapporte dans l’article une peine précise sollicitée contre la prévenue.
Le tribunal a mis le dossier en délibéré.
I. Faye connaîtra son sort le 16 novembre 2026.