Joal : L'ultime réponse du maire au collectif des quartiers traditionnels qui dénonce des morcellements illégaux


Joal : L'ultime réponse du maire au collectif des quartiers traditionnels qui dénonce des morcellements illégaux
Les populations de Joal-Fadiouth ne parlent plus le même langage à cause d’une affaire de lotissements de parcelles. Des lotissements que des fils de la localité, réunis autour d’un collectif appelé ‘’des quartiers traditionnels’’ qualifient d’illégaux ont semé les graines de la division dans cette commune du département de Mbour. 
Après avoir porté la réplique une première fois, par voie de presse, pour démentir les faits qui leur sont reprochés, l’équipe municipale a jugé cette fois-ci utile de se prononcer devant ses administrés. La rencontre a eu lieu en présence du maire de la commune de Joal-Fadiouth, Boucar Diouf. Celui-ci, lors de la séance d’explications, a fait part de sa décision de ne plus parler de cette affaire.

‘’J'ai décidé de ne plus répondre, ni oralement ni par écrit, parce que la tournure prise par l'affaire  et les propos risquent de mener vers des dérives qu'on pourrait regretter quand cet épisode sera clos. Il y a des services compétents pour dire la légalité ou l'illégalité de notre démarche. Ce n'est donc, pas la peine d'installer un débat où les uns et les autres se passionnent pour des raisons diverses’’, a déclaré M. Diouf. C’était devant une assistance qui s’était réunie au niveau de la place publique (Penc).

Le maire n’a pas été le seul orateur de la rencontre. Pour preuve, certains proches du maire ont pris la parole pour dire leurs 4 vérités.

Michel Diouf, président de la Commission des affaires domaniales de la commune de Joal-Fadiouth, est de ceux-là. ‘’Ce qui nous réunit aujourd’hui, ce sont les populations des quartiers traditionnels qui se sont données le mot pour avoir des explications par rapport aux lotissements qui sont plus ou moins contestés par une partie de la population. Il nous fallait nécessairement apporter des réponses et des précisions’’, a-t-il déclaré avant d’appeler les membres de ce dit collectif à savoir raison garder.
‘’Je crois qu’il faut tempérer un peu le langage parce qu’après tout nous sommes tous des Joaliens, propriétaires terriens, autant qu’eux, Joaliens de souche comme eux, on peut se permettre de dire ce qu’on veut. Mais nous sommes dans l’administration. Nous sommes tenus par le devoir de réserve. C’est pourquoi, on ne peut parler que sur le plan technique’’, a précisé M. Diouf qui souligne que ‘’le lotissement a été donné aux différents quartiers traditionnels, comme le maire l’a si bien dit. Nous, on a répondu. On s’en arrête là, même s’il porte plainte. Ce qu’ils disent c’est faux. On a laissé 2 hectares comme zone tampon’’.
Pour la 3e adjointe au maire, Ndèye Kany Cissé, tenir un langage de vérité devant les populations des quartiers traditionnels de Jaol s’imposait. ‘’Nous sommes accusés à tort. Concernant les lotissements, ce sont des rattachements qui ont fait le circuit normal. C’est-à-dire, la préfecture de Mbour, les services des Domaines, l’Urbanisme, le Cadastre, la Descos qui ont tous approuvé. Une commission de distribution a été montée, alors... Le maire qui a jugé nécessaire d’offrir aux 4 quartiers traditionnels de la commune un lot de 100 parcelles, plus celles des 4 délégués de quartier, bref un total de 106 terrains. Il faut dire que Joal est une presqu’île. Presque 60% des terres sont des terres inondables. Quand on arrivait aux responsabilités, en 2014, nous avions trouvé plus de 3 000 demandeurs de parcelles ayant déjà payés les frais de bornage et qui, depuis 20 ans, attendaient d’entrer en possession de leur terrain. Nous avions négocié avec les propriétaires terriens qui ont finalement accepté de laisser la mairie lotisser leurs terres et d’en prendre un quota’’.
Jeudi 9 Septembre 2021
Dakaractu



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