Joal-Fadiouth : Le démenti de la mairie aux accusations faites contre elle sur une affaire foncière


Pointée du doigt, il y a quelques jours, par des populations qui lui reprochaient d’être l’auteure de lotissements illégaux, l’équipe municipale de Joal-Fadiouth a apporté un démenti formel. Par la voix de Baye Michel Diouf, président de la Commission des affaires domaniales de la commune de Joal-Fadiouth, la mairie a balayé d’un revers de main les propos tenus, le samedi dernier par Diap Senghor qui avait fait une sortie médiatique pour dénoncer des morcellements clandestins illégaux.
«Nous sommes des responsables et ne sommes auteurs d'aucune sorte de bradage. Ce que nous faisons, c'est pour permettre à la population de Joal-Fadiouth d’accéder à des terres. A ce jour, aucune parcelle n'a été attribuée par la mairie à qui que ce soit », a déclaré M. Diouf qui entendait « clarifier un peu ce qui a été dit, il y a deux à trois jours. Nous avons travaillé sur la base d'une feuille de route. Et dans la feuille de route, le maire nous avait demandé de discuter avec les propriétaires terriens pour faire en sorte que les terres qui n'étaient pas intégrées dans les lotissements puissent l'être. Cela, pour disposer de quelques terres afin de pouvoir régler quelques contentieux et permettre aux populations locales aussi de bénéficier, un peu de ressources. Parce que, chaque champ qu'on aura éventuellement loti permet l'attribution d'actes administratifs qui leur permet de pouvoir vendre éventuellement. Et c’est ce qu'on a fait. Il y a eu dans toute la zone de Joal aussi bien à Sagne extension 2, que Mboudaye extension, partout des propriétaires terriens qui nous ont permis de rattacher leurs terres au plan de lotissements existant ».
« Quand on faisait ces lotissements-là, la mairie n'avait que 30% dans chaque champ. Sur cette portion, les 10% revenaient au géomètre. Cela veut dire que le propriétaire terrien bénéficiait des 2/3 de ses terres alors que c'est la mairie qui prend pratiquement tout en charge sur les plans technique et administratif », a dit M. Diouf.
 
Dans son intervention sur les lieux objet du problème, sis à  Joal, il n’a pas mâché ses mots. « Cette zone à l'origine de toute cette histoire n'a jamais été une zone de pâturage. Nous sommes très responsables et savons ce que c'était Joal. Les actes administratifs n'ont été livrés qu'aux propriétaires terriens. Ils ont le droit parce qu'on a ouvert un bureau au niveau de la mairie pour faciliter le payement des frais de bornage. Quand quelqu'un paye ses frais de bornage automatiquement on lui fait un acte administratif. Parce qu'ils nous ont permis d'intégrer ces terres au niveau de la commune ».
 
A l'en croire de telles accusations à eux faites sont infondées. « Nous ne sommes pas dans l'illégalité. Nous allons continuer nos activités », a-t-il souligné sans oublier d’évoquer l'absence de locaux de la police à la place des stations d'essence : « On a été plus royaliste que le roi. On s'est dit qu'on va changer de politique. Et qu’on va seulement faire des délibérations, après on a constaté que, en faisant de la délibération, cela permettait à leurs détenteurs de faire ce qu'ils voulaient. Donc, pour protéger nos terres on a fait ce qu'on appelle des contrats. Tous ceux qui veulent avoir une station (d'essence) vont à la mairie et signent un contrat. Ils payent régulièrement des redevances au niveau de la commune de Joal-Fadiouth. Pour la caserne des Sapeurs-pompiers, nous avons déjà un lieu vers le site de transformation de poissons de Khelcom. C'est déjà construit, il reste tout simplement des réfections pour permettre à une brigade d'être là. Pour le commissariat, une parcelle était attribuée à l'Iseg, celle-ci n'ayant pas construit, la mairie dit avoir décidé de réaffecter ce site à la police pour l'érection d'une brigade. On n'est pas vendeur. On n'a pas vendu. On a travaillé pour la commune de Joal-Fadiouth. Nous ne sommes pas politiques », conclut-il.
Réagissant à son tour, Abdoulaye Sarr, chef des services techniques de faire savoir. « Dire que nous avons vendu des terres à des stations, c'est faux! parce qu'au départ, c'était des délibérations qu'on faisait. Et quand on a constaté que les délibérations n'arrangeaient pas la mairie, c'est là qu'on a commencé à établir des contrats avec les propriétaires de stations. Et c'était sur des zones où il y avait des dépotoirs qui ont été aménagées et mises à la disposition des propriétaires de station sur la base d’un contrat en bonne et due forme. Nous n'avons pas de temps à consacrer à ces gens-là qui nous accusent à tort. Politiquement, ils n'ont qu'à faire leur politique à part. mais par rapport à l'administration vraiment qu'ils laissent les gens travailler ».
Pour Moussa Faye dit Thiombé, un des administrés de ladite commune a démenti l'érection de cette zone à l'espace en question n'a jamais été réservée au pâturage. « La seule zone de pâturage existant se trouve à Peulga ».
 
A son tour, Ibrahima Dioh, coordonnateur des délégués de Joal-Fadiouth, par ailleurs représentant des propriétaires terriens à estimer que cette affaire de terre agitée dans la commune de Joal-Fadiouth, « a des soubassements politiques ».
Mardi 3 Août 2021
Dakaractu



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