JUSTICE : Carles Puigdemont comparaît devant la justice italienne.


Le leader séparatiste catalan Carles Puigdemont, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne en vue de son extradition, comparaît lundi devant un tribunal de Sardaigne, où il avait été brièvement arrêté le 23 septembre.

Cette audience a été fixée par la cour d'appel de Sardaigne le 24 septembre après l'arrestation de l'ex-président catalan à son arrivée à Alghero, où il devait participer à un festival culturel. Libéré le lendemain, celui que l'Espagne accuse de sédition et de détournement de fonds est rentré à Bruxelles où il réside, mais il s'est engagé à retourner dans la grande île du sud de l'Italie pour l'audience de lundi. 

Mandat d’arrêt européen

La justice italienne devra confirmer ou non la décision de la cour d'appel de le laisser en liberté. "Durant l'audience, il faudra déterminer si le mandat d'arrêt européen peut être appliqué ou non", a expliqué à l'AFP son avocat italien, Agostinangelo Marras. L'affaire sera examinée par trois juges de la cour d'appel, dont la décision pourra faire l'objet d'un recours devant la cour de Cassation, a expliqué l'avocat. "Pour le moment le thème de l'extradition ne sera pas abordé", a-t-il estimé.

Extradition peu probable

La stratégie du leader catalan est d'essayée d'amener la justice italienne à déterminer si oui ou non le mandat d'arrêt européen était en vigueur, et d'éviter la question de l'extradition. La sédition, un crime dont l'Espagne l'accuse, ne figure pas dans le code pénal italien, ce qui rendrait une éventuelle procédure d'extradition très complexe. Dans les affaires d'extradition, la justice italienne dispose pour se prononcer d'un délai de 60 jours, qui peut toutefois être prolongé plusieurs fois. 
Lundi 4 Octobre 2021
Dakaractu



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