JOURNEE DE L’ENFANT AFRICAIN : Me Malick Sall rappelle les efforts de l’Etat en faveur des enfants en difficulté

La Journée internationale de l’Enfant africain est célébrée aujourd’hui sans rassemblements en raison de la pandémie de la Covid-19. Dans un message, le ministre de la Justice Me Malick Sall s’est adressé à tous les enfants en difficulté.


La Journée internationale de l’Enfant africain est célébrée aujourd’hui en hommage aux enfants massacrés en 1976 à Soweto en Afrique du Sud lors d’une manifestation contre une scolarité fortement inspirée par le régime de l’Apartheid. Dans un contexte marqué par la pandémie du nouveau coronavirus, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Me Malick Sall a adressé un message à tous les enfants du Sénégal en difficulté. Quarante ans après Soweto, Me Sall se rappelle de ce massacre contre des enfants, étudiants de surcroit, qui ne faisaient que protester contre une éducation inspirée de l’Apartheid, « ce régime ségrégationniste et abject », condamne le Ministre de la Justice. « En ce jour mémorable, les pensées du Gouvernement du Sénégal vont vers ces jeunes africains lâchement massacrés. Leur sacrifice ne sera pas vain », a indiqué Me Malick Sall dans son message. Selon lui, la célébration de la Journée internationale de l’Enfant africain doit être une opportunité pour l’Union africaine et l’ensemble de ses Etats membres de « réaffirmer leur engagement en faveur de la protection des enfants ». « Au-delà de la commémoration, cette journée doit servir de prétexte pour évaluer les efforts consentis, pour garantir l’effectivité des droits reconnus aux enfants », appelle le Ministre. Avec la pandémie de la Covid-19 qui continue à se propager dans le monde, aucune manifestation ne peut être organisée pour célébrer l’enfant africain. Me Sall se trouvant dans l’impossibilité de rencontrer les enfants en difficulté venus des 14 régions du Sénégal et de communier avec eux a, à travers son message, tenu à leur rappeler « à quel point, Monsieur le Président de la République, votre premier Protecteur pense à vous et se soucie de vos conditions de prise en charge.
                                  Privilégier la rééducation
Cette année, le thème retenu pour célébrer l’Enfant africain est : « Accès à un système de justice adapté aux Enfants ». Ce thème, d’après le ministre, est une « interpellation sur la réalisation voire sur l’effectivité de vos droits ». Pour y arriver, il est nécessaire, selon Me Malick Sall, de procéder à « l’aménagement d’un cadre normatif adapté prenant en compte la vulnérabilité de l’Enfant », la « création de structures d’accueil et d’hébergement accessibles », à « l’intervention d’un personnel dédié en l’occurrence les éducateurs spécialisés » et à « l’adoption de mécanismes répondant aux exigences de la justice juvénile et l’implication d’un personnel formé à chaque étape de la procédure ». En ce qui concerne le Sénégal, Me Malick Sall informe que «la rééducation est toujours privilégiée par rapport à la répression ». « Grâce à l’intervention des éducateurs spécialisés, les présidents des tribunaux pour enfants tiennent toujours compte, en premier, de l’intérêt supérieur de l’enfant », a-t-il souligné. Le Sénégal, soucieux de l’avenir des enfants a aménagé des quartiers pour mineurs, en cas de placement d’enfants dans les lieux de privation de liberté. Tout ce dispositif permet, dit-il, d’éviter de mettre en contact ces enfants avec les détenus majeurs. Des magistrats, des avocats, des policiers, des gendarmes sont aussi régulièrement formés dans la cadre de la justice juvénile afin qu’ils maitrisent le système de justice adapté aux enfants. « Dans la politique publique en matière de protection judiciaire et sociale que j’ai la responsabilité de mettre en œuvre, l’enfant en situation de conflit avec la loi est d’abord considéré comme une victime pour dire que la rééducation est la règle et la détention l’exception », a ajouté Me Malick Sall. Au cours de l’année 2019, 8 572 enfants en difficulté ont été accueilli dans le cadre d’un « programme d’accueil et d’hébergement des enfants en difficulté et/ou en conflit ». Ces enfants ont été des victimes ou témoins, des enfants en danger ou des enfants en situation de conflit avec la loi.
Dans leur discours, les enfants ont salué et reconnu « les efforts consentis par l’Etat du Sénégal en ratifiant la quasi-totalité des textes internationaux relatifs à la protection des droits de l’Enfant ». Toutefois, ils soulignent que la situation des enfants reste encore préoccupante vu les violences dont ils sont toujours victimes.
Mardi 16 Juin 2020
Dakaractu




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