« J’ai travaillé pour l’abolition de la peine de mort au Sénégal… Il faut des sanctions très fortes qui marquent ! » (Dr Christiane Agboton, directeur programmes spéciaux du Centre de défense et sécurité)

S’exprimant en marge de l’ouverture de l’atelier national Sénégal sur le thème « Femmes, jeunes, défense et sécurité », le Dr Christiane Agboton, directeur des programmes spéciaux du Centre de défense et sécurité, s’est prononcée sur les cas de violences récurrentes subies par les femmes au Sénégal. Fustigeant la perte des normes et valeurs sociétales et préconisant des sanctions légales fortes à la place de l’application de la peine de mort.


De son point vue, l’homme a  naturellement un penchant pour la violence, lesquels instincts sont exacerbés au quotidien : « Je pense que la violence c’est à la limite quelque chose… Je n’ose pas dire culturel. Ce n’est même pas culturel. Je pense que c’est quelque part hélas enraciné dans l’homme, et dans son cerveau reptilien. Ces réflexes sont encouragés par tout ce qui circule maintenant qui est accessible en termes de perte de valeur, en termes d’image dévalorisante disons-le de la femme et de la sexualité. Les barrières sociales qui existaient elles ont disparu, chacun fait ce qu’il veut », déplore t-elle.
Cependant loin de militer pour la restauration de la peine de mort qu’elle ne cautionne pas, Christiane Agboton exige des mesures fortes : « Il faut des solutions fortes sur le plan légal. Il faut frapper fort sur le plan légal. Moi j’ai travaillé pour l’abolition de la peine de mort au Sénégal, donc je ne peux pas demander son rétablissement. Par contre, je pense qu’il faut des sanctions très fortes, il faut quelque chose qui marque… », a telle préconisé comme solution alternative…
Mercredi 29 Mai 2019
Dakaractu




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