Intégrité environnementale : Le MEED accueille son homologue suisse pour parapher une convention relative aux changements climatiques.


Depuis le 21 mars 1994, la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) est entrée en vigueur. Une convention qui fait également partie, avec la Convention Internationale sur le Diversité Biologique (CDB), des deux conventions qui ont été signées par la communauté internationale à l’occasion du Sommet de la Terre de Rio en 1992.

En réalité, l’objectif ultime de cette convention « est de stabiliser les concentrations des Gaz à Effet de Serre (GES) dans l’atmosphère à un niveau empêchant toute perturbation dangereuse du système climatique ». Elle invite de façon volontaire les pays développés, premiers responsables de cette situation, à réduire leurs émissions en GES. La mise en application de cette convention au niveau des pays Parties pourrait signifier des remises en question des options de développement, des intérêts industriels et économiques, mais également des choix technologiques entre autres. Mais, elle pourrait aussi ouvrir de nouvelles opportunités qui devront être saisies par les pays Parties, et en particulier ceux ne figurant pas à l’annexe, afin de leur permettre de s’engager dans le processus de développement durable. L’application des termes de la convention devrait, en fin de compte, déboucher sur l’adoption d’un nouveau mode de développement par les pays.

Certaines parties peuvent décider de coopérer volontairement dans la mise en œuvre de leurs contributions déterminées au niveau national pour relever le niveau d'ambition de leurs mesures d'atténuation et d'adaptation, mais aussi de promouvoir le développement durable et l'intégrité environnementale. Ratifiant l’accord de Paris en octobre 2015, la Suisse s’est résolument engagée pour mettre en pratique les exigences de cet accord qui voit aussi le Sénégal intégrer cet accord qui demeure un outil supplémentaire permettant d’équilibrer et d’atténuer les impacts liés aux changements climatiques. 

C’est ce qui justifie d’ailleurs cette rencontre entre le ministre de l’environnement et du développement durable du Sénégal, Abdou Karim Sall et la confédération suisse représentée par la ministre de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication, Mme Simonetta Sommaruga dans le but de signer une convention dans le cadre de renforcer la disposition mondiale à la menace que constitue le changement climatique. Il doit y avoir un renforcement des capacités d’adaptation des différents pays (développés et en voie de développement) pour faire face à ces changements climatiques.

La ministre Simonetta Sommaruga est arrivée ce matin dans les locaux du ministère de l’environnement et du développement durable avec une délégation qui a été accueillie par Abdou Karim Sall et ses équipes.

Cette signature  va contribuer à la mise en œuvre des investissements verts et du développement durable auxquels les deux pays signataires se sont engagés.

Mardi 6 Juillet 2021
Dakaractu




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