Inondations à Belle Vue : des voitures dévastées, des familles suspendues aux assurances

À la Cité Belle Vue, aux Maristes, les habitants mesurent les dégâts laissés par la crue du 4 octobre. Des véhicules achetés plusieurs millions de francs CFA sont immobilisés dans la boue, tandis que leurs propriétaires s’interrogent sur les possibilités d’indemnisation.


À la Cité Belle Vue, le retrait des eaux laisse apparaître l’ampleur des dommages. Selon le reportage de L’Observateur, les maisons et de nombreux véhicules portent encore les traces de la crue qui a frappé le quartier des Maristes dans la nuit du 4 octobre.

Aminata Diop se tient devant sa Toyota C-HR bleue, un modèle de 2023 acheté 20 millions de francs CFA. La voiture, recouverte de boue, a été emportée par les eaux avant d’être abandonnée au milieu des dégâts.

Un engin est nécessaire pour la déplacer. Autour du véhicule, des hommes cherchent le meilleur angle pour l’extraire. Pour sa propriétaire, ce bien utilisé au quotidien est désormais associé à la violence de cette nuit.

Aminata rappelle toutefois qu’elle est en vie. Elle présente cette survie comme l’essentiel, malgré l’importance de la perte matérielle. Sa maison a également été touchée.

L’étape suivante concerne l’assurance. Au moment du reportage, elle n’avait pas encore pris contact avec son assureur. Elle redoutait déjà de ne pas être remboursée et envisageait la nécessité de racheter un véhicule.

L’incertitude se retrouve chez Kadiatou Diattara. Sa Ford, acquise cinq ans auparavant pour 30 millions de francs CFA, est immobilisée dans la boue. Elle décrit le choc d’avoir vu sa voiture emportée par les eaux.

Selon ses explications, l’âge du véhicule ne lui avait pas permis de souscrire une assurance tous risques. Elle estime donc que la prise en charge pourrait être très limitée. Pour l’instant, elle refuse l’idée d’envoyer immédiatement la voiture à la casse.

Pierre Alain Attal, un autre habitant, rapporte la perte de deux moyens de déplacement : une Ford Edge de 2018 et un scooter électrique acheté 1,5 million de francs CFA.

Sa voiture était assurée, mais il indique que son contrat ne couvrait pas les dommages liés aux intempéries. Quant au scooter, il n’était pas assuré. Il se retrouve ainsi confronté à deux pertes sans perspective claire de remboursement.

Le reportage décrit une cité d’environ 70 maisons où la circulation reste difficile. Les rues sont couvertes de boue et plusieurs véhicules sont lourdement endommagés.

Omar Ndaw, un autre résident, compare les dégâts à ceux déjà subis en 2021. Il affirme que certaines voitures du quartier valent entre 50 et 100 millions de francs CFA et exprime sa crainte de voir leurs propriétaires supporter seuls les pertes.
Vendredi 9 Octobre 2026
Dakaractu