Inéligibilité des agents de l’Etat radiés, révoqués ou destitués de la fonction: Synergie Républicaine a saisi l'assemblée nationale.


Pour faire suite á sa proposition annoncée lors de son dernier point de presse, Synergie Républicaine a saisi l’assemblée nationale d’une demande de réexamen de l’article 31 du code électoral en vue de l’extension des cas d’inéligibilité aux agents de l’Etat radiés, révoqués ou destitués de la fonction publique, le mercredi 23 octobre 2019. En effet, Synergie républicaine indignée par les agissements dangereux et inquiétants d’une certaine catégorie d’agents de l’Etat, a déjà signalé l’urgence de prendre des mesures adéquates pour "protéger notre administration de la délation, la dénonciation, la suspicion ainsi que des accusations gratuites et grotesque. 

Selon Mohammed Moustapha DIAGNE," Si rien est fait, de telles pratiques finiraient par la discréditer et l’affaiblir á l’égard du citoyen qui perdrait toute confiance au service public de son pays. Et face á l’inaction, d’autres agents seraient tentés de suivre la même voie pour régler des comptes ou gérer des situations personnelles en usant de la violation á dessein du secret professionnel." Et pourtant, toujours selon SR, "l’Etat du Sénégal  a mis depuis des années un certain nombre de verrous dont le code des marchés publics, pour enrayer les velléités de dérapages dans la gestion quotidienne des dossiers. En effet, nul n’ignore que des procédures administratives strictes encadrent les décisions et les actes quotidiens pris par les agents. Lesquels actes font souvent l’objet de rejet pour non-conformité à la procédure légale en vigueur.  En outre, les inspections internes (IAAF, IGF) constituent des instruments de dissuasion qui permettent à l’Etat de mitiger  les risques d’errements budgétaires.

Le circuit de la dépense publique annihile de façon conséquente les tentatives de détournement de derniers publics : DAO-engagement-ordonnancement-liquidation-reglement-paiement. Aussi, c’est sans compter avec les possibilités de recours légaux auprès de l’ARMP ou de la cour suprême qui garantissent la concurrence loyale dans le but d’éviter toute volonté  de partialité de l’autorité contractante dans l’octroi des marchés publics.

Tout en reconnaissant que nous ne disposons pas d’une administration parfaite et dénuée de toutes pratiques déviantes, tenter de façonner dans l’opinion publique que tous les agents de l’Etat sont corrompus, relève certainement d’une volonté manifeste de saborder l’ administration pour pousser les citoyens à la défiance vis-à-vis de l’Etat." 

C'est pour cela estime Mohammed M. Diagne, "que le Président Macky Sall a initié le PAMA qui doit doter notre pays d’une administration beaucoup plus accueillante, performante, transparente et efficace, capable de prendre en charge correctement les préoccupations des usagers." Synergie républicaine après avoir requis l’avis de ses conseillers juridiques, a reformulé sa proposition de loi, en proposition de modification de loi électorale á l’endroit des honorables députés "pour protéger notre administration de prédateurs prêts à la dénigrer pour atteindre leurs objectifs personnels et antipatriotiques. 

Ainsi : - se fondant sur notre code pénal en son article 363 qui stipule que  « les médecins, chirurgiens, ainsi que les pharmaciens, les sages-femmes et toutes autres personnes dépositaires, par etat ou par profession ou par fonctions temporaires ou permanentes des secrets qu’on leur confie, qui hors le cas où la loi les oblige ou les autorise à se porter dénonciateurs, auront révélé ces secrets, seront punis d’un emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de 50 000 à 300 000 FCFA »,
- rappelant que celui ou celle qui aspire aux fonctions de responsabilité doit être digne de confiance, et qu’un agent radié, destitué on révoqué pour faute lourde ou faute grave n’est pas digne de confiance,
- jugeant inacceptable que la loi permette á un agent radié, révoqué ou destitué de la fonction publique de se présenter á une élection présidentielle et de se retrouver chef de cette même administration en cas de victoire,
demande en conséquence á notre auguste assemblée de procéder au réexamen du code électoral en son article 31 afin d’étendre les cas d’inéligibilité prévus à tout agent de l’Etat radié, révoqué ou destitué pour faute grave ou faute lourde." 
Jeudi 24 Octobre 2019
Dakaractu



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