La production industrielle sénégalaise a enregistré une importante contraction en juin 2026, mais les chiffres détaillés de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie révèlent une réalité beaucoup plus contrastée qu’il n’y paraît.
Selon l’ANSD, la production industrielle hors égrenage de coton diminue de 7,3 % en juin 2026 par rapport au même mois de 2025.
La baisse est cependant beaucoup moins importante lorsqu’on élargit la période d’analyse.
Sur les six premiers mois de l’année, la production industrielle ne recule que de 0,4 % par rapport à janvier-juin 2025.
Plus significatif encore : lorsque les hydrocarbures sont exclus du calcul, la baisse en juin n’est plus que de 3,1 %, tandis que le bilan des six premiers mois devient positif à +2,1 %.
Ce résultat montre que les hydrocarbures et, plus largement, les industries extractives exercent une influence majeure sur la mauvaise performance générale du mois de juin. Industries extractives : une chute de 21,2 % Le principal point faible de l’industrie sénégalaise se trouve dans les activités extractives.
Leur production recule de 21,2 % en juin 2026 par rapport à juin 2025.
La contraction est également importante sur les six premiers mois de l’année, avec une baisse cumulée de 11,9 %.
La dégradation concerne plusieurs branches.
La production des « autres produits des industries extractives » plonge de 36,2 % sur un an.
Les minerais métalliques enregistrent une diminution de 20,2 %.
Les hydrocarbures reculent de 12,3 %.
Les données détaillées montrent que la baisse se prolonge lorsqu’on considère l’ensemble du semestre.
Entre janvier et juin 2026, la production des minerais métalliques est 23,6 % inférieure à celle enregistrée durant les six premiers mois de 2025.
Les hydrocarbures sont en recul de 5,2 % sur le semestre, tandis que les autres produits extractifs diminuent de 8,7 %.
La forte contraction des industries extractives explique donc une grande partie du recul de l’indice industriel général. L’industrie manufacturière progresse de 3,8 % La situation est radicalement différente du côté des activités manufacturières.
La production manufacturière progresse de 3,8 % en juin 2026 par rapport à juin 2025.
Et cette progression ne se limite pas à un seul mois : sur les six premiers mois de l’année, la production manufacturière est 6,9 % supérieure à celle enregistrée durant la même période de 2025.
Cette évolution montre qu’une partie importante du tissu industriel continue de progresser malgré les difficultés du secteur extractif. Agroalimentaire : +14,6 % en juin et +17,7 % sur six mois L’agroalimentaire figure parmi les principales locomotives.
La production des produits agroalimentaires augmente de 14,6 % en juin par rapport à juin 2025.
Sur les six premiers mois de l’année, la progression atteint 17,7 %.
À l’intérieur de cette catégorie, la production de produits alimentaires augmente de 13,0 % en juin et de 18,9 % en cumul depuis janvier.
Ces données placent l’agroalimentaire parmi les branches les plus dynamiques du secteur industriel sénégalais sur la première moitié de l’année. Boissons : +26,9 % en juin La production de boissons affiche une progression encore plus spectaculaire.
Elle augmente de 26,9 % en juin 2026 par rapport à juin 2025.
Sur les six premiers mois, la hausse s’établit à 9,5 %.
Les produits à base de tabac progressent également de 19,6 % en juin, mais leur bilan cumulé depuis janvier reste négatif à -7,6 %. Papier et carton : +28,5 % Les activités de fabrication de papier, carton, impression et reproduction d’enregistrements réalisent également une performance importante.
La production progresse de 28,5 % sur un an en juin.
Sur les six premiers mois de 2026, l’augmentation atteint 7,3 %. Matériaux minéraux : +25,3 % La fabrication de matériaux minéraux progresse de 25,3 % en juin.
Le cumul depuis janvier est également favorable, avec une augmentation de 11,2 % comparativement aux six premiers mois de 2025.
Cette croissance intervient alors même que les données sur les coûts de construction montrent un renchérissement de plusieurs matériaux, notamment le ciment, le sable, le fer et le gravier. Métallurgie : des performances très élevées Les produits métallurgiques, de fonderie et les ouvrages en métaux affichent eux aussi des hausses importantes.
Le groupe progresse de 26,3 % en juin et de 14,8 % sur le semestre.
La production des seuls produits métallurgiques et de fonderie augmente de 18,4 % sur un an et de 11,3 % sur six mois.
Mais la variation la plus spectaculaire concerne les ouvrages en métaux et produits du travail des métaux.
Leur production affiche une progression de 275 % en juin 2026 par rapport à juin 2025.
En cumul sur les six premiers mois de l’année, la hausse atteint 102,3 %.
Ces taux extrêmement élevés doivent être lus comme des évolutions relatives de l’indice de production de la branche, et non comme une indication de son poids dans l’ensemble de l’industrie. Raffinage : hausse en juin mais baisse sur le semestre La production de produits du raffinage et de la cokéfaction progresse de 3,7 % en juin par rapport à juin 2025.
Mais la comparaison sur une période plus longue révèle une situation différente : sur les six premiers mois de 2026, cette branche affiche une diminution de 13,7 %.
Cela signifie que le rebond observé en juin ne suffit pas encore à effacer les contre-performances des mois précédents. Produits chimiques : la chute la plus préoccupante du manufacturier À l’inverse des branches en croissance, les industries chimiques figurent parmi les plus fortes baisses.
Le groupe comprenant produits chimiques, pharmaceutiques, caoutchouc et plastique recule de 43,1 % en juin et de 16,9 % sur les six premiers mois.
Les seuls produits chimiques chutent de 55,8 % sur un an.
En cumul depuis janvier, leur production est inférieure de 20,0 % à celle des six premiers mois de 2025.
Le travail du caoutchouc et du plastique résiste mieux : sa production augmente de 18,3 % en juin, mais reste en baisse de 2,2 % sur les six premiers mois. Meubles et matelas en difficulté La fabrication de meubles et de matelas connaît également un repli.
La production diminue de 11,0 % en juin et de 20,3 % sur la période janvier-juin.
À l’inverse, les « produits manufacturés divers » progressent de 32,0 % en juin et de 27,3 % sur six mois.
Cette opposition illustre, une nouvelle fois, les écarts considérables entre différentes sous-branches du secteur manufacturier. Électricité, gaz et eau : +8,9 % depuis le début de l’année Le secteur de la production et de la distribution d’électricité, de gaz et d’eau affiche lui aussi une orientation favorable.
L’ensemble progresse de 6,5 % en juin 2026 par rapport à juin 2025.
Sur les six premiers mois, l’augmentation atteint 8,9 %.
La production d’électricité et de gaz augmente de 6,5 % en juin et de 8,8 % depuis le début de l’année.
Pour l’eau captée et distribuée, les progressions s’établissent respectivement à 6,6 % en juin et 9,7 % sur les six premiers mois de 2026. Industries environnementales : -1,8 % Les activités liées à l’environnement connaissent en revanche une légère contraction.
La production des industries environnementales diminue de 1,8 % en juin.
Sur six mois, le repli est de 2,1 %.
L’ANSD met notamment en évidence une baisse de 14,2 % de l’activité de traitement des eaux usées collectées et des boues en juin.
Mais sur la période janvier-juin, cette dernière activité progresse paradoxalement de 23,0 %, ce qui montre l’importance des variations d’un mois à l’autre. Coton : aucune production en juin, mais +20,5 % sur six mois L’égrenage de coton est présenté séparément dans le rapport.
L’ANSD indique qu’aucune activité d’égrenage n’a été enregistrée en juin 2026, en raison du cycle normal de production.
Toutefois, sur les six premiers mois de l’année, la production cumulée d’égrenage est en hausse de 20,5 % par rapport à la même période de 2025. Une industrie beaucoup plus contrastée que ne le suggère le -7,3 % Le recul global de 7,3 % enregistré en juin doit donc être interprété avec prudence.
Il traduit principalement la mauvaise performance du secteur extractif, qui recule de plus de 21 %, alors que plusieurs composantes manufacturières affichent des hausses à deux chiffres.
La comparaison sur les six premiers mois renforce cette lecture : l’industrie globale ne diminue que de 0,4 %, le manufacturier augmente de 6,9 %, l’électricité, le gaz et l’eau de 8,9 %, et l’agroalimentaire de 17,7 %.
Hors hydrocarbures, l’ensemble de la production industrielle est même en hausse de 2,1 % sur les six premiers mois de 2026.
Il demeure toutefois plusieurs poches importantes de faiblesse : industries extractives, minerais métalliques, chimie, raffinage sur le semestre et fabrication de meubles.
L’ANSD précise enfin que l’Indice harmonisé de la production industrielle rénové mesure la production en volume et que les résultats de cette publication ont été établis avec un taux de réponse de 83,4 %. L’indice peut donc être révisé lorsque de nouvelles informations deviennent disponibles.
Selon l’ANSD, la production industrielle hors égrenage de coton diminue de 7,3 % en juin 2026 par rapport au même mois de 2025.
La baisse est cependant beaucoup moins importante lorsqu’on élargit la période d’analyse.
Sur les six premiers mois de l’année, la production industrielle ne recule que de 0,4 % par rapport à janvier-juin 2025.
Plus significatif encore : lorsque les hydrocarbures sont exclus du calcul, la baisse en juin n’est plus que de 3,1 %, tandis que le bilan des six premiers mois devient positif à +2,1 %.
Ce résultat montre que les hydrocarbures et, plus largement, les industries extractives exercent une influence majeure sur la mauvaise performance générale du mois de juin. Industries extractives : une chute de 21,2 % Le principal point faible de l’industrie sénégalaise se trouve dans les activités extractives.
Leur production recule de 21,2 % en juin 2026 par rapport à juin 2025.
La contraction est également importante sur les six premiers mois de l’année, avec une baisse cumulée de 11,9 %.
La dégradation concerne plusieurs branches.
La production des « autres produits des industries extractives » plonge de 36,2 % sur un an.
Les minerais métalliques enregistrent une diminution de 20,2 %.
Les hydrocarbures reculent de 12,3 %.
Les données détaillées montrent que la baisse se prolonge lorsqu’on considère l’ensemble du semestre.
Entre janvier et juin 2026, la production des minerais métalliques est 23,6 % inférieure à celle enregistrée durant les six premiers mois de 2025.
Les hydrocarbures sont en recul de 5,2 % sur le semestre, tandis que les autres produits extractifs diminuent de 8,7 %.
La forte contraction des industries extractives explique donc une grande partie du recul de l’indice industriel général. L’industrie manufacturière progresse de 3,8 % La situation est radicalement différente du côté des activités manufacturières.
La production manufacturière progresse de 3,8 % en juin 2026 par rapport à juin 2025.
Et cette progression ne se limite pas à un seul mois : sur les six premiers mois de l’année, la production manufacturière est 6,9 % supérieure à celle enregistrée durant la même période de 2025.
Cette évolution montre qu’une partie importante du tissu industriel continue de progresser malgré les difficultés du secteur extractif. Agroalimentaire : +14,6 % en juin et +17,7 % sur six mois L’agroalimentaire figure parmi les principales locomotives.
La production des produits agroalimentaires augmente de 14,6 % en juin par rapport à juin 2025.
Sur les six premiers mois de l’année, la progression atteint 17,7 %.
À l’intérieur de cette catégorie, la production de produits alimentaires augmente de 13,0 % en juin et de 18,9 % en cumul depuis janvier.
Ces données placent l’agroalimentaire parmi les branches les plus dynamiques du secteur industriel sénégalais sur la première moitié de l’année. Boissons : +26,9 % en juin La production de boissons affiche une progression encore plus spectaculaire.
Elle augmente de 26,9 % en juin 2026 par rapport à juin 2025.
Sur les six premiers mois, la hausse s’établit à 9,5 %.
Les produits à base de tabac progressent également de 19,6 % en juin, mais leur bilan cumulé depuis janvier reste négatif à -7,6 %. Papier et carton : +28,5 % Les activités de fabrication de papier, carton, impression et reproduction d’enregistrements réalisent également une performance importante.
La production progresse de 28,5 % sur un an en juin.
Sur les six premiers mois de 2026, l’augmentation atteint 7,3 %. Matériaux minéraux : +25,3 % La fabrication de matériaux minéraux progresse de 25,3 % en juin.
Le cumul depuis janvier est également favorable, avec une augmentation de 11,2 % comparativement aux six premiers mois de 2025.
Cette croissance intervient alors même que les données sur les coûts de construction montrent un renchérissement de plusieurs matériaux, notamment le ciment, le sable, le fer et le gravier. Métallurgie : des performances très élevées Les produits métallurgiques, de fonderie et les ouvrages en métaux affichent eux aussi des hausses importantes.
Le groupe progresse de 26,3 % en juin et de 14,8 % sur le semestre.
La production des seuls produits métallurgiques et de fonderie augmente de 18,4 % sur un an et de 11,3 % sur six mois.
Mais la variation la plus spectaculaire concerne les ouvrages en métaux et produits du travail des métaux.
Leur production affiche une progression de 275 % en juin 2026 par rapport à juin 2025.
En cumul sur les six premiers mois de l’année, la hausse atteint 102,3 %.
Ces taux extrêmement élevés doivent être lus comme des évolutions relatives de l’indice de production de la branche, et non comme une indication de son poids dans l’ensemble de l’industrie. Raffinage : hausse en juin mais baisse sur le semestre La production de produits du raffinage et de la cokéfaction progresse de 3,7 % en juin par rapport à juin 2025.
Mais la comparaison sur une période plus longue révèle une situation différente : sur les six premiers mois de 2026, cette branche affiche une diminution de 13,7 %.
Cela signifie que le rebond observé en juin ne suffit pas encore à effacer les contre-performances des mois précédents. Produits chimiques : la chute la plus préoccupante du manufacturier À l’inverse des branches en croissance, les industries chimiques figurent parmi les plus fortes baisses.
Le groupe comprenant produits chimiques, pharmaceutiques, caoutchouc et plastique recule de 43,1 % en juin et de 16,9 % sur les six premiers mois.
Les seuls produits chimiques chutent de 55,8 % sur un an.
En cumul depuis janvier, leur production est inférieure de 20,0 % à celle des six premiers mois de 2025.
Le travail du caoutchouc et du plastique résiste mieux : sa production augmente de 18,3 % en juin, mais reste en baisse de 2,2 % sur les six premiers mois. Meubles et matelas en difficulté La fabrication de meubles et de matelas connaît également un repli.
La production diminue de 11,0 % en juin et de 20,3 % sur la période janvier-juin.
À l’inverse, les « produits manufacturés divers » progressent de 32,0 % en juin et de 27,3 % sur six mois.
Cette opposition illustre, une nouvelle fois, les écarts considérables entre différentes sous-branches du secteur manufacturier. Électricité, gaz et eau : +8,9 % depuis le début de l’année Le secteur de la production et de la distribution d’électricité, de gaz et d’eau affiche lui aussi une orientation favorable.
L’ensemble progresse de 6,5 % en juin 2026 par rapport à juin 2025.
Sur les six premiers mois, l’augmentation atteint 8,9 %.
La production d’électricité et de gaz augmente de 6,5 % en juin et de 8,8 % depuis le début de l’année.
Pour l’eau captée et distribuée, les progressions s’établissent respectivement à 6,6 % en juin et 9,7 % sur les six premiers mois de 2026. Industries environnementales : -1,8 % Les activités liées à l’environnement connaissent en revanche une légère contraction.
La production des industries environnementales diminue de 1,8 % en juin.
Sur six mois, le repli est de 2,1 %.
L’ANSD met notamment en évidence une baisse de 14,2 % de l’activité de traitement des eaux usées collectées et des boues en juin.
Mais sur la période janvier-juin, cette dernière activité progresse paradoxalement de 23,0 %, ce qui montre l’importance des variations d’un mois à l’autre. Coton : aucune production en juin, mais +20,5 % sur six mois L’égrenage de coton est présenté séparément dans le rapport.
L’ANSD indique qu’aucune activité d’égrenage n’a été enregistrée en juin 2026, en raison du cycle normal de production.
Toutefois, sur les six premiers mois de l’année, la production cumulée d’égrenage est en hausse de 20,5 % par rapport à la même période de 2025. Une industrie beaucoup plus contrastée que ne le suggère le -7,3 % Le recul global de 7,3 % enregistré en juin doit donc être interprété avec prudence.
Il traduit principalement la mauvaise performance du secteur extractif, qui recule de plus de 21 %, alors que plusieurs composantes manufacturières affichent des hausses à deux chiffres.
La comparaison sur les six premiers mois renforce cette lecture : l’industrie globale ne diminue que de 0,4 %, le manufacturier augmente de 6,9 %, l’électricité, le gaz et l’eau de 8,9 %, et l’agroalimentaire de 17,7 %.
Hors hydrocarbures, l’ensemble de la production industrielle est même en hausse de 2,1 % sur les six premiers mois de 2026.
Il demeure toutefois plusieurs poches importantes de faiblesse : industries extractives, minerais métalliques, chimie, raffinage sur le semestre et fabrication de meubles.
L’ANSD précise enfin que l’Indice harmonisé de la production industrielle rénové mesure la production en volume et que les résultats de cette publication ont été établis avec un taux de réponse de 83,4 %. L’indice peut donc être révisé lorsque de nouvelles informations deviennent disponibles.