Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes réplique à l'APR après les incidents survenus ce mercredi à l'Assemblée nationale. Dans un communiqué, il condamne « les incidents survenus lors de la séance plénière » et en attribue la responsabilité au député Abdou Mbow (APR), accusé d'avoir multiplié les provocations. Il annonce par ailleurs que le député Ousmane Fall a saisi un avocat en vue d'une plainte.
Selon Pastef, Abdou Mbow « s'est une nouvelle fois illustré » par un comportement qualifié de « virulent et insolent ». Le groupe affirme qu'il a multiplié les incidents de séance malgré les rappels à l'ordre du président de séance, alors qu'il avait disposé de tout le temps de parole prévu par le Règlement intérieur. Il lui prête « les germes et l'héritage de violence » attribués aux députés de l'APR lors des précédentes législatures, et renvoie à des images censées illustrer ses « provocations répétées » dans l'hémicycle.
Toujours d'après le communiqué, le député aurait ensuite quitté l'hémicycle sans attendre les débats et « exporté les invectives » dans les couloirs de l'Assemblée, jusqu'à provoquer une altercation avec Ousmane Fall. Pastef affirme que la retenue de ce dernier et celle de plusieurs députés du groupe ont évité que l'incident ne « dégénère en confrontation ». Le groupe dénonce une « attitude de provocation permanente » du groupe Takku Walu, qui substituerait l'affrontement au débat. Il décrit une stratégie de « minorité ultra violente » cherchant à s'assurer une existence politique face à la majorité et à jeter le discrédit sur la quinzième législature. Pastef accuse aussi Takku Walu de vouloir épargner « le pouvoir Kiraay en place » pour concentrer ses attaques sur le groupe Pastef, dans une volonté de saboter la session extraordinaire et les initiatives législatives en cours. Selon lui, les députés de Takku Walu espèrent que ces incidents prendront le dessus médiatique sur l'importante proposition de loi relative à la santé en milieu carcéral, alors en discussion.
Le groupe Pastef-Les Patriotes assure qu'il « ne répondra à aucune violence, d'où qu'elle vienne », dans l'hémicycle comme dans l'espace public. La majorité parlementaire dit vouloir continuer à défendre le débat démocratique, à faire respecter les règles de l'institution et à mettre en œuvre le programme législatif pour lequel les Sénégalais lui ont accordé leur confiance. Enfin, le député Ousmane Fall, avec le soutien du groupe, a saisi son avocat en vue d'une plainte pour menaces, injures publiques et diffamation.