Lors de son intervention à l’Assemblée nationale, Tahirou Sarr a dénoncé ce qu’il considère comme un dysfonctionnement majeur entre les structures publiques et les acteurs privés du secteur pharmaceutique et des analyses médicales. Selon lui, de nombreux patients doivent acheter leurs médicaments en dehors des hôpitaux, faute de stocks disponibles dans les pharmacies internes, tandis qu’une grande partie des examens est effectuée dans des laboratoires privés. Il s’interroge ainsi sur un possible “deal” entre structures publiques et services privés, appelant à la transparence et à un meilleur contrôle de ces pratiques.
Le député a également attiré l’attention sur la pression croissante qui s’exerce sur les capacités d’accueil des hôpitaux. Il affirme que certains établissements seraient saturés, en partie parce qu’un nombre important de patientes venues de pays frontaliers viendraient y accoucher. Sans remettre en cause le droit aux soins, Tahirou Sarr estime que cette situation complique l’accès aux services pour certaines femmes du pays et plaide pour des mesures d’organisation permettant de prioriser les besoins nationaux tout en respectant les engagements humanitaires et légaux. Enfin, Tahirou Sarr a pointé les défis liés à la formation et au recrutement dans le secteur de la santé. Il note que de nombreux professionnels formés dans les hôpitaux seraient issus d’autres pays, et que des médecins étrangers exerceraient en nombre croissant à Dakar.