Préfacier du livre de Me Ousmane Ngom et ancien coordonnateur du journal SOPI, Amadou Moustapha Dieng a livré un témoignage empreint de conviction et de nostalgie militante, lors de la cérémonie de dédicaces de l’ouvrage « Abdoulaye Wade, centenaire d’un homme d’exception… »
Pour lui, Me Abdoulaye Wade avait très tôt saisi le rôle central de la presse dans les luttes politiques. « Wade a été le fardeau lumineux des combats en Afrique », a-t-il affirmé, soulignant que l’ancien chef de l’État avait perçu, bien avant d’autres, la prépondérance des médias dans la conquête et la conservation du pouvoir.
C’est dans cet environnement de combat que s’est forgée sa relation avec Me Ousmane Ngom. Dieng évoque une « connexion immédiate et féconde » avec celui qu’il décrit comme un homme à la plume singulière, aussi à l’aise dans les écrits d’avocat que dans l’éditorial politique. Ensemble, dit-il, ils remportent souvent les batailles médiatiques face à leurs adversaires. Une complicité intellectuelle et militante dont le journal SOPI a largement bénéficié. « Ousmane Ngom a fortement contribué à l’essor du journal SOPI », a-t-il tenu à rappeler. Me Wade, dans ce tableau brossé par Dieng, n’était pas seulement un chef. Il était une source d’inspiration permanente, poussant chacun « vers l’excellence et au dépassement ».
En guise de perspective, l’ancien coordonnateur de SOPI a lancé une idée forte : la création d’une Fondation Me Abdoulaye Wade, estimant que Me Ousmane Ngom serait bien placé pour en prendre l’initiative. Une proposition qui, lancée depuis la tribune d’un livre-hommage, résonne comme un appel autant qu’un défi.