Homicide volontaire : Pour avoir commis un accident ayant coûté la vie à son collègue, le professeur de philosophie, M. S. Sall, écope de 6 mois d'emprisonnement.


Homicide volontaire : Pour avoir commis un accident ayant coûté la vie à son collègue, le professeur de philosophie, M. S. Sall, écope de 6 mois d'emprisonnement.
Poursuivi pour les délits d'homicide volontaire et de dommages matériels, l'enseignant, M. S. Sall  a été déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés. Il a été condamné à 6 mois d'emprisonnement assorti de sursis et au paiement d'une caution de 506.000 Cfa au bénéfice de la famille du défunt.

Les faits remontent au début de ce mois d'août. En effet, le professeur de philosophie, M. S. Sall, en partance pour Bargny après son service, a commis l'erreur de vouloir doubler à bord de sa moto, un véhicule, sur l'axe Mbour/Bargny. Malheureusement, il fera un accident mortel et perdra sur le coup son collègue, B. Ndao, qu'il supportait sur l'engin.
Devant la barre de la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Dakar, il raconte les faits.

"Je cherchais à dépasser le véhicule qui était devant moi c'est ainsi que le choc est intervenu, je suis tombé mais j'avais mon casque qui m'a sauvé la vie et mon collègue y est mort.", a-t-il expliqué au juge. Ton collègue ne portait-il pas un casque de protection lui demanda le juge ? M. S. Sall répond par le négatif.
"J'étais le seul à en porter", a-t-il confié.

Interpellé sur le défaut d'assurance de la moto qu'il conduisait, il soutient ne pas l'avoir renouvelé depuis son expiration mais sera ainsi blâmé par le juge.

"Vous êtes enseignant cela ne doit pas vous arriver. Vous êtes censé  donner le bon exemple. Vous ne pouvez pas dire que vous ne saviez pas. Ce n'est pas un comportement digne d'un éducateur", lui dit le magistrat.

Dans sa plaidoirie, la défense a plaidé pour la clémence de la cour en tenant compte des rapports que le prévenu entretenait avec le défunt.

"J'avais des relations particulières avec le defunt. J'ai un sentiment de culpabilité quand je pense à sa mort dans ces circonstances. Je regrette lourdement mon acte. Il était un ami et un frère", a-t-il déclaré à son avocat qui l'interpellait sur la disparition de B. Ndao.

"L'homicide involontaire est qualifié, il ne fait aucun doute, mais tenez compte de ses rapports avec son défunt collègue. Il regrette aujourd'hui les faits parce que cela a coûté la vie à son ami et frère qui était aussi son collègue", avait dit son avocat au juge.
Vendredi 6 Août 2021
Dakaractu



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