Hivernage : Cette activité commerciale qui fait courir les jeunes marchands ambulants


Lorsqu’arrive la saison des pluies, plusieurs types de business prennent leur envol. C’est le cas, entre autres, de la vente de parapluies. Objet très convoité le temps de l’hivernage, principalement par les femmes, pour se protéger de la pluie mais aussi des rayons solaires qui se veulent ardents, les parapluies apparaissent sous différentes couleurs.
En ce début du mois de septembre, les caprices du temps font que la température est des plus chaudes. Et les parapluies s’arrachent quand s’annonce la pluie. 

À Dakar, dans la circulation, beaucoup de personnes s’adonnent à la vente de parapluies, durant cette saison des pluies.  C’est le cas pour Modou et Samba, deux jeunes marchands ambulants trouvés sur les voies de Castors  (Dakar). Tous deux sont des vendeurs de parapluie pendant l’hivernage alors qu’ils s’occupaient habituellement de la vente de chaussures pour enfants. Interrogés sur leurs activités, ils n’ont pas caché qu’ils se frottaient bien les mains. Cette vente leur profite bien d’autant plus qu’ils se font un bon chiffre d’affaires, surtout, quand il pleut ou lorsque le ciel est menaçant. Les prix des parapluies, ont-ils révélé, varient entre 1 000 et 2 000 francs.

À un jet de pierre de l’Avenue Bourguiba, Ibrahima, un autre vendeur de ces objets, a lui été plus accueillant. Trouvé à quelques dizaines de mètres de la Clinique Croix Bleue, sise à Castors/Derklé, il se démenait pour écouler son lot. Une activité qui l’occupe depuis plusieurs années, le temps de l’hivernage. Laquelle activité lui rapporte bien des recettes inespérées, surtout quand il pleut ou lorsque le temps s’assombrit. Des moments qui poussent les populations à vouloir s’offrir un parapluie pour se protéger de la pluie.

Mais il est bon de relever que la vente de ces parapluies ne dure que le temps de l’hivernage. Passée cette saison de pluie, ils retournent à leurs activités, comme marchands ambulants. À la place des parapluies, toute marchandise qui intéresserait le client fait leur affaire, surtout les lunettes qu’il vend de façon permanente. 

Modou, Samba et Ibrahima, trois jeunes hommes débrouillards, ont aussi mis à profit l’occasion qui leur est offerte pour faire le plaidoyer. Ils s’indignent du fait que les autorités locales les confondent parfois aux tabliers. Des tabliers qui étalent leur marchandise sur la voie publique et qui sont pourchassés par les agents municipaux. Dès lors, ils ont imploré l’autorité de les laisser exercer sereinement leur commerce pour subvenir à leurs besoins...
 
Samedi 7 Septembre 2019
Dakaractu



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