Hausse des prix des carburants : le supercarburant passe à 990 FCFA, soit 70 FCFA de plus, et le gasoil à 755 FCFA, soit une hausse de 75 FCFA dès Aujourd'hui

Le Gouvernement du Sénégal a annoncé un ajustement des prix des carburants automobiles à compter de ce samedi 15 août 2026. Le litre de supercarburant passe à 990 FCFA, soit une hausse de 70 FCFA, tandis que le gasoil est désormais fixé à 755 FCFA, en augmentation de 75 FCFA. L’Exécutif invoque la forte progression des cours mondiaux du pétrole et assure que l’État continuera malgré tout à subventionner les prix à la pompe.


Les automobilistes sénégalais devront désormais débourser davantage à la pompe. Dans un communiqué daté du 14 août 2026, le Gouvernement de la République du Sénégal annonce un ajustement des prix des carburants automobiles prenant effet à compter de ce samedi 15 août.


Le litre de supercarburant est ainsi fixé à 990 FCFA, contre 920 FCFA auparavant, soit une augmentation de 70 FCFA par litre. Le prix du gasoil passe, pour sa part, à 755 FCFA le litre, correspondant à une hausse de 75 FCFA.


Le Gouvernement précise toutefois que les prix de tous les autres produits pétroliers restent inchangés. Sont notamment concernés le gaz ainsi que l’essence utilisée pour les pirogues.


Selon les autorités, cette nouvelle grille tarifaire ne constitue pas un dépassement des niveaux précédents, mais ramène « simplement » les prix des carburants à leur niveau d’avant la baisse décidée par le Gouvernement le 6 décembre 2025.


Pour expliquer cette décision, l’Exécutif met en avant la conjoncture internationale et particulièrement les conséquences du conflit au Moyen-Orient, qu’il situe au 28 février 2026. Celui-ci aurait provoqué une forte hausse des cours mondiaux du pétrole.


D’après les chiffres communiqués par le Gouvernement, les prix internationaux du gasoil ont augmenté de 69 % depuis le début de cette crise, tandis que ceux du supercarburant ont enregistré une progression de 61 %.


Face à cette évolution, plusieurs pays auraient déjà procédé à des relèvements des prix à la pompe. Le communiqué cite notamment la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso, mais également l’Inde et la Chine.


Le Gouvernement affirme que le Sénégal a, de son côté, tenté de maintenir les tarifs aussi longtemps que possible. Depuis la réduction des prix intervenue en décembre 2025, l’État dit avoir absorbé seul la hausse des cours mondiaux afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages.


Selon le communiqué, cet effort représente, depuis le début de l’année 2026, plus de 245 milliards de FCFA de subventions pour le seul secteur des carburants.


Les autorités estiment que le maintien intégral des anciens tarifs aurait nécessité 47 milliards de FCFA supplémentaires de subventions en un seul mois, entre le 15 août et le 12 septembre 2026.


Plus largement, sans ajustement des prix, le niveau des subventions consacrées au secteur de l’énergie aurait été projeté à 1 069 milliards de FCFA sur l’ensemble de l’année 2026, contre seulement 250 milliards de FCFA prévus dans le budget voté par l’Assemblée nationale.


Pour l’Exécutif, poursuivre sur cette trajectoire aurait réduit les ressources disponibles pour d’autres secteurs jugés prioritaires comme l’éducation, la santé, l’agriculture ou encore les mécanismes de soutien aux ménages les plus vulnérables.


Le Gouvernement insiste cependant sur le caractère « partiel et mesuré » de l’ajustement. Il soutient que, même après les hausses annoncées, le prix payé par les consommateurs reste inférieur au coût réel d’importation des carburants.


Selon les chiffres officiels, le prix réel du litre de supercarburant devrait ainsi être de 1 019 FCFA, contre les 990 FCFA désormais facturés à la pompe. Pour le gasoil, le coût réel serait de 1 044 FCFA le litre, très au-dessus du nouveau tarif fixé à 755 FCFA.


L’État affirme donc continuer à prendre en charge une partie du prix de chaque litre de carburant consommé au Sénégal.


Grâce au nouvel ajustement, le Gouvernement estime pouvoir réduire la charge supportée par les finances publiques d’environ 9,7 milliards de FCFA sur un mois. Il assure parallèlement que les prix pratiqués au Sénégal, notamment celui du gasoil, demeurent parmi les moins élevés de la sous-région ouest-africaine.


Les autorités promettent également de maintenir et de renforcer les dispositifs de protection sociale, notamment la Bourse nationale de Sécurité familiale ainsi que les différents mécanismes destinés aux couches défavorisées, afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages.


Enfin, le Gouvernement assure que l’approvisionnement du pays en produits pétroliers reste garanti. Il annonce une surveillance permanente de l’évolution des marchés internationaux et n’exclut pas d’adapter, si nécessaire, le dispositif de fixation des prix en fonction de l’évolution de la conjoncture.



Samedi 15 Aout 2026
Dakaractu