HCCT : Le président de l’AMS, Aliou Sall, auditionné par les hauts conseillers.


Le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) a procédé ce 12 décembre au lancement de la série d’auditions dans le cadre de la deuxième séance plénière de la session extraordinaire de l’institution pour une meilleure contribution dans le processus d’opérationnalisation du triptyque 5.3.5 ‘’Ligeeyal Ëlëk’’ qui constitue la phase 2 du PSE. À ce titre, le président de l’Association des Maires du Sénégal, Aliou Sall, a fait face aux hauts conseillers de l’institution de la République pour exposer sur une des 5 initiatives du programme, à savoir le PSE vert et la territorialisation des politiques publiques en matière de développement durable.

Dans son introduction, Aliou Sall a décliné la feuille de route de l’AMS sur le rôle et la place des élus locaux dans la mise en oeuvre du PSE 2.

Le maire de Guédiawaye a axé sa communication sur trois (3) points phares, notamment la décentralisation comme principe de gouvernance, la révolution des finances publiques et le statut de l’Elu local.
Sur le premier point, le président de l’AMS, croit qu’il faut confirmer, consolider et renforcer le principe de la décentralisation. 

À ce stade où le Sénégal se situe, la décentralisation n’existe que dans la théorie autrement dit dans les textes, a confié Aliou Sall. Pour lui, il s’agit aujourd’hui d’être d’abord convaincu que la décentralisation est une modalité de gouvernance pour des territoires compétitifs et porteurs de développement.

Sur le deuxième point posé et qui concerne les finances publiques, Aliou Sall prône des réformes profondes en révolutionnant les finances publiques par une réelle décentralisation du budget et en procédant à l’expérimentation. Le premier maire du Sénégal est d’avis que la logique voudrait que pour toutes les compétences transférées et matérialisées par le code général des collectivités territoriales, il faut qu’il y’ait un transfert budgétaire. Décentralisés, ces budgets sont exécutés de façon plus efficaces et efficientes, croit-il. Face aux conseillers, Aliou Sall a sollicité que la cour des comptes soit décentralisée à travers des chambres au niveau des collectivités territoriales.

Sur le statut de l’élu local, l’invité du HCCT a manifesté le besoin de reconsidérer la fonction du maire. Il a plaidé pour plus de crédit à l’endroit de l’élu local fustigeant la perte de certains avantages qui avait été acquis sur l’indemnité de l’élu local.

Aliou Sall ne s’est pas uniquement penché sur ces questions, la question des villes et la gestion des déchets également étaient aussi au coeur de son allocution.

Son souhait est d’arriver à une communalisation intégrale, mais au vu de la réalité des choses, des contraintes empêchent d’y arriver. Selon lui, il y’a un problème de cohabitation entre les villes et les communes au moment où sur le plan mondial, on est en train d’assister au renforcement des grandes agglomérations qui ont un peu partout un type de gouvernance différencié parce que les réalités sont totalement différentes, explique le président de l’AMS.
Relativement à la gestion des déchets, le maire de Guédiawaye trouve indéfendable en 2019 que la gestion des déchets soit effectuée par l’Etat. ‘’Nous ne pensons pas que le système de gestion doit relever de l’Etat. Nous pensons qu’il y a un dialogue nécessaire et urgent à faire, de sorte à pouvoir collaborer entre l’Etat et les collectivités, pour revenir progressivement vers le système drastique qui est le système normal c’est-à-dire la gestion des déchets par les collectivités territoriales, c’est cela qui est juste, c’est cela qui est défendable et c’est cela qui est plus efficace, c’est notre conviction’’, soutient Aliou Sall.
Jeudi 12 Décembre 2019
Dakaractu



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