Guéguerre au Ministère des Collectivités Territoriales: L’ADL dessaisi d’un programme de 52 milliards de FCFA au profit du PNDL


C’est l’incompréhension totale au niveau de l’agence de développement local (ADL). Et pour cause, la décision du ministre Oumar Guèye de retirer le Pades (un programme d’un montant de 52 milliards conçu par l’ADL) au profit du Pacasen rural /PNDL. Ceci un mois après l’avoir validé et porté pour intégration dans la matrice des programmes et projets inscrite au niveau P.A.P. II ajusté du PSE. Ce qui a déclenché l’ire du personnel de l’agence dirigée par Malal Camara d’autant plus que le ministère vient pour la troisième fois de retirer un projet conçu par l’ADL au profit du PNDL. En effet, le Projet d'Appui à la mise en place d’une plateforme minimale d'infrastructures et d'équipements des collectivités locales (PMIE) puis celui de la construction d’un indice composite de mesures du niveau de développement des collectivités locales dénommé Indice de Développement Local (IDL), avaient connu le même sort pour avoir migré de l’ADL vers le PNDL.
Le PADES objet du « litige » actuel avait comme objectifs entre autres d’accompagner les conseils départementaux dans l’érection de leur siège en convention avec l’AGETIP ainsi que dans la mise en place d’entreprises et d’industries avec l’accompagnement du secteur privé national et étranger, investisseurs directs étrangers en vue de la création de centaines de milliers d’emplois au sein de chaque département du Sénégal. Ce programme avait déjà été présenté au ministère en présence de tous les services du département dont le PNDL ainsi que du ministre.
À l’issue de leur réunion de coordination tenue hier matin, le Personnel a marqué son désaccord après l’annonce de la nouvelle par le DG. Selon notre interlocuteur, technicien à l’ADL, il aurait « dénoncé ce volte-face de la tutelle technique et aurait qualifié cette décision d’injustice ».  « Comment un programme, qui normalement devait durer au maximum 5ans, peut-il continuer à exister depuis sa création en 2003 ? » a-t-il manqué de s’étrangler.
Selon lui toujours, même s’il était un programme décennal, le PNDL devait prendre fin depuis des années.  Il a enfin exigé que « le débat sur l’existence légale du PNDL soit posé ainsi que de l’audit organisationnel et financier de cette structure ».
Joint au téléphone le chargé de communication du PNDL a promis de nous revenir aujourd’hui. Nos colonnes lui sont ouvertes.
Mardi 8 Septembre 2020
Dakaractu



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