Le Tribunal de Pikine-Guédiawaye a clos jeudi le troisième et dernier jour de sa session spéciale de Chambre criminelle avec une affaire qui a profondément marqué l’audience. Selon L’Observateur, I. Danfakha (40 ans), maçon, est accusé d’avoir violé à plusieurs reprises sa nièce K. Cissokho, âgée de 11 ans au moment des faits en 2024.
Le parquet a requis 10 ans de réclusion criminelle.
Quand le foyer devient le lieu du crime
D’après L’Observateur, l’accusé jouissait au sein de la concession familiale d’une image rassurante : celle d’un « répétiteur » attentif, proposant des cours de renforcement à sa nièce, élève en classe de CM1.
Alors que la famille occupait le rez-de-chaussée, I. Danfakha s’installait à l’étage, dans un appartement isolé appartenant à son père. C’est dans cette chambre, entre deux exercices et parfois jusqu’à 22 heures, que les faits présumés se seraient produits.
À la barre, la jeune victime, aujourd’hui âgée de 13 ans, a relaté son calvaire avec pudeur :
« Il m’appelait souvent pour que je lui coupe des mangues. C’est là qu’il me forçait. »
Elle explique avoir gardé le silence par peur et par respect pour celui qu’elle considérait comme un protecteur.
Un dossier médical accablant
Le pot-aux-roses est découvert lorsque la mère, intriguée par la démarche chancelante de sa fille, finit par obtenir des confidences.
L’examen médical effectué à l’hôpital Dalal Jamm, versé au dossier, révèle une infection sexuellement transmissible (IST) ainsi que des traces compatibles avec une pénétration, rapporte L’Observateur.
Dénégations et bataille juridique
Devant la Cour, I. Danfakha nie catégoriquement les faits. Pourtant, au commissariat central de Guédiawaye, il aurait reconnu avoir abusé de la fillette pour « satisfaire sa libido ».
À l’audience, il affirme avoir signé le procès-verbal « par ignorance et par peur des hommes en tenue », plaidant la méconnaissance du droit.
Le procureur de la République s’est montré ferme :
« L’accusé a profité de la vulnérabilité extrême d’une enfant de 11 ans. Il a utilisé sa position d’enseignant et d’oncle pour commettre l’irréparable. »
Il a requis 10 ans de réclusion criminelle.
La défense, elle, a pointé des « variations » dans les déclarations de la victime entre l’enquête préliminaire et l’audience, invoquant l’article 417 du Code de procédure pénale pour fragiliser la valeur du procès-verbal. Elle a demandé la relaxe au bénéfice du doute.
Une mère sous pression
Moment fort de l’audience : la mère de la victime a confié avoir envisagé, un temps, de retirer sa plainte sous la pression familiale, avant de se raviser « pour l’honneur de sa fille ».
Après les plaidoiries et les réquisitions, la Cour a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 7 avril prochain.
Le parquet a requis 10 ans de réclusion criminelle.
Quand le foyer devient le lieu du crime
D’après L’Observateur, l’accusé jouissait au sein de la concession familiale d’une image rassurante : celle d’un « répétiteur » attentif, proposant des cours de renforcement à sa nièce, élève en classe de CM1.
Alors que la famille occupait le rez-de-chaussée, I. Danfakha s’installait à l’étage, dans un appartement isolé appartenant à son père. C’est dans cette chambre, entre deux exercices et parfois jusqu’à 22 heures, que les faits présumés se seraient produits.
À la barre, la jeune victime, aujourd’hui âgée de 13 ans, a relaté son calvaire avec pudeur :
« Il m’appelait souvent pour que je lui coupe des mangues. C’est là qu’il me forçait. »
Elle explique avoir gardé le silence par peur et par respect pour celui qu’elle considérait comme un protecteur.
Un dossier médical accablant
Le pot-aux-roses est découvert lorsque la mère, intriguée par la démarche chancelante de sa fille, finit par obtenir des confidences.
L’examen médical effectué à l’hôpital Dalal Jamm, versé au dossier, révèle une infection sexuellement transmissible (IST) ainsi que des traces compatibles avec une pénétration, rapporte L’Observateur.
Dénégations et bataille juridique
Devant la Cour, I. Danfakha nie catégoriquement les faits. Pourtant, au commissariat central de Guédiawaye, il aurait reconnu avoir abusé de la fillette pour « satisfaire sa libido ».
À l’audience, il affirme avoir signé le procès-verbal « par ignorance et par peur des hommes en tenue », plaidant la méconnaissance du droit.
Le procureur de la République s’est montré ferme :
« L’accusé a profité de la vulnérabilité extrême d’une enfant de 11 ans. Il a utilisé sa position d’enseignant et d’oncle pour commettre l’irréparable. »
Il a requis 10 ans de réclusion criminelle.
La défense, elle, a pointé des « variations » dans les déclarations de la victime entre l’enquête préliminaire et l’audience, invoquant l’article 417 du Code de procédure pénale pour fragiliser la valeur du procès-verbal. Elle a demandé la relaxe au bénéfice du doute.
Une mère sous pression
Moment fort de l’audience : la mère de la victime a confié avoir envisagé, un temps, de retirer sa plainte sous la pression familiale, avant de se raviser « pour l’honneur de sa fille ».
Après les plaidoiries et les réquisitions, la Cour a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 7 avril prochain.