À Guédiawaye, un contentieux successoral aux allures de règlement de comptes familial a récemment été vidé devant le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. Selon L’Observateur, l’affaire oppose les ayants droit de feu M. Dramé, décédé en mai 2024, à sa nièce A. Samaké, poursuivie pour abus de confiance après avoir continué, durant près de vingt mois, à gérer et encaisser les loyers de l’immeuble familial sans mandat légal. Une confiance totale… jusqu’au décès Du vivant de M. Dramé, émigré en Allemagne, la nièce bénéficiait d’une confiance absolue. C’est elle qui avait supervisé la construction de l’immeuble R+2 situé à Golf, depuis le terrain nu jusqu’à la mise en location. Chaque mois, environ 520 000 FCFA de loyers étaient perçus et, en grande partie, reversés sur le compte bancaire de l’oncle, rapporte L’Observateur.
Mais après la disparition du propriétaire, l’équilibre se rompt. Sans procuration ni reddition des comptes, A. Samaké poursuit la gestion de l’immeuble et encaisse seule les loyers, au grand dam des autres héritiers. À la barre, la règle rappelée sans détour Face au tribunal, l’atmosphère est lourde. La partie civile est représentée par H. Dramé, tante maternelle de la prévenue, agissant pour le compte de son frère Haoussou, établi en Allemagne. Interrogée, A. Samaké justifie l’usage des fonds par l’entretien du bâtiment : factures d’eau et d’électricité, vidange des fosses, impôts et charges diverses. Elle évoque aussi une baisse des loyers, passés de 130 000 à 110 000 FCFA par appartement.
Un argument accueilli avec réserve par le juge, qui tranche net : « Le mandat prend fin avec la mort du mandant ». Faute de base légale, la gestion post-mortem est jugée irrégulière. La prévenue plaide alors la méconnaissance des règles juridiques, invoquant sa bonne foi.
Zones d’ombre et fractures familiales
Le dossier se complexifie lorsque la défense révèle l’existence d’un fils du défunt, issu d’un mariage dissous et jusque-là inconnu du reste de la famille. Une révélation qui brouille la qualité d’héritier revendiquée par la partie civile, aussitôt contestée par H. Dramé. À l’audience, d’autres contentieux ressurgissent : deux sœurs de la prévenue auraient auparavant vidé le compte bancaire du défunt, avant une médiation pénale, selon L’Observateur. Autant d’éléments qui dessinent une succession minée par les rivalités. Verdict : culpabilité retenue, peine avec sursis Malgré une tentative de règlement amiable — un million de FCFA versé par la famille de la prévenue, jugé dérisoire — le ministère public estime l’infraction constituée et requiert l’application de la loi. La défense, elle, conteste le préjudice réclamé (10 millions de FCFA), le ramenant à 5,6 millions après déduction des charges.
Au terme des débats, le tribunal déclare A. Samaké coupable et la condamne à trois mois de prison avec sursis, assortis du paiement de quatre millions de FCFA de dommages et intérêts à la partie civile.
Mais après la disparition du propriétaire, l’équilibre se rompt. Sans procuration ni reddition des comptes, A. Samaké poursuit la gestion de l’immeuble et encaisse seule les loyers, au grand dam des autres héritiers. À la barre, la règle rappelée sans détour Face au tribunal, l’atmosphère est lourde. La partie civile est représentée par H. Dramé, tante maternelle de la prévenue, agissant pour le compte de son frère Haoussou, établi en Allemagne. Interrogée, A. Samaké justifie l’usage des fonds par l’entretien du bâtiment : factures d’eau et d’électricité, vidange des fosses, impôts et charges diverses. Elle évoque aussi une baisse des loyers, passés de 130 000 à 110 000 FCFA par appartement.
Un argument accueilli avec réserve par le juge, qui tranche net : « Le mandat prend fin avec la mort du mandant ». Faute de base légale, la gestion post-mortem est jugée irrégulière. La prévenue plaide alors la méconnaissance des règles juridiques, invoquant sa bonne foi.
Zones d’ombre et fractures familiales
Le dossier se complexifie lorsque la défense révèle l’existence d’un fils du défunt, issu d’un mariage dissous et jusque-là inconnu du reste de la famille. Une révélation qui brouille la qualité d’héritier revendiquée par la partie civile, aussitôt contestée par H. Dramé. À l’audience, d’autres contentieux ressurgissent : deux sœurs de la prévenue auraient auparavant vidé le compte bancaire du défunt, avant une médiation pénale, selon L’Observateur. Autant d’éléments qui dessinent une succession minée par les rivalités. Verdict : culpabilité retenue, peine avec sursis Malgré une tentative de règlement amiable — un million de FCFA versé par la famille de la prévenue, jugé dérisoire — le ministère public estime l’infraction constituée et requiert l’application de la loi. La défense, elle, conteste le préjudice réclamé (10 millions de FCFA), le ramenant à 5,6 millions après déduction des charges.
Au terme des débats, le tribunal déclare A. Samaké coupable et la condamne à trois mois de prison avec sursis, assortis du paiement de quatre millions de FCFA de dommages et intérêts à la partie civile.