Une expulsion sous les yeux d’un quartier bouleversé
La scène a profondément marqué les habitants de Fith Mith, à Guédiawaye. Arona Keïta, septuagénaire, a été expulsé manu militari de la maison qu’il occupait depuis 1981. L’opération a été menée par les forces de l’ordre, sous l’encadrement d’un huissier.
Pour le voisinage, l’image est difficile à accepter : celle d’un homme installé depuis plus de quatre décennies, contraint de quitter une concession devenue le symbole d’un long conflit foncier.
Une transaction conclue en 1981
Selon L’observateur, l’histoire commence en 1981. Arona Keïta, alors jeune homme, achète un terrain à Tidiane Diakhaté pour la somme de 300 000 francs CFA. La transaction, conclue devant témoins, est visée par le délégué de quartier de l’époque.
Un permis d’occuper lui est délivré la même année. L’année suivante, il y construit sa maison, convaincu d’avoir acquis le bien en toute légalité. Pendant quarante-cinq ans, il mène une vie discrète dans cette concession, partageant son quotidien entre l’entretien de la mosquée et l’imamat occasionnel.
Les héritiers contestent la vente
Mais derrière cette apparente tranquillité se cache un vieux conflit. Des décennies après la vente, les héritiers de Tidiane Diakhaté contestent la transaction. Leur argument : le défunt n’aurait pas été habilité à céder seul un bien relevant de la succession familiale.
Le différend finit devant le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. La juridiction donne raison aux héritiers. Le 8 août 2024, elle ordonne l’expulsion d’Arona Keïta ainsi que de deux autres occupants : Ibrahima Ba et Marème Diop.
Un dernier recours rejeté
Les expulsés tentent alors un dernier recours en référé. Ils soutiennent occuper une parcelle différente de celle visée par le jugement et produisent plusieurs documents à l’appui.
Mais en octobre 2025, le juge des référés rejette leur argumentation. Selon la décision rapportée par L’observateur, une décision exécutoire ne saurait être remise en cause par ces éléments. L’expulsion peut donc se poursuivre.
Colère des voisins, appel au calme et promesses d’accompagnement
Au matin de l’opération, les voisins se massent devant la concession. La colère est palpable, mais aucun débordement n’est signalé. Khalifa Mbaye, délégué de quartier, appelle les jeunes au calme afin d’éviter tout incident.
La maire de Golf Sud, Khadija Mahécor Diouf, se rend sur place pour constater les dégâts et promettre l’accompagnement de la commune aux familles jetées à la rue.
Aujourd’hui, la maison est vide, mais la mobilisation des habitants ne faiblit pas.
La scène a profondément marqué les habitants de Fith Mith, à Guédiawaye. Arona Keïta, septuagénaire, a été expulsé manu militari de la maison qu’il occupait depuis 1981. L’opération a été menée par les forces de l’ordre, sous l’encadrement d’un huissier.
Pour le voisinage, l’image est difficile à accepter : celle d’un homme installé depuis plus de quatre décennies, contraint de quitter une concession devenue le symbole d’un long conflit foncier.
Une transaction conclue en 1981
Selon L’observateur, l’histoire commence en 1981. Arona Keïta, alors jeune homme, achète un terrain à Tidiane Diakhaté pour la somme de 300 000 francs CFA. La transaction, conclue devant témoins, est visée par le délégué de quartier de l’époque.
Un permis d’occuper lui est délivré la même année. L’année suivante, il y construit sa maison, convaincu d’avoir acquis le bien en toute légalité. Pendant quarante-cinq ans, il mène une vie discrète dans cette concession, partageant son quotidien entre l’entretien de la mosquée et l’imamat occasionnel.
Les héritiers contestent la vente
Mais derrière cette apparente tranquillité se cache un vieux conflit. Des décennies après la vente, les héritiers de Tidiane Diakhaté contestent la transaction. Leur argument : le défunt n’aurait pas été habilité à céder seul un bien relevant de la succession familiale.
Le différend finit devant le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. La juridiction donne raison aux héritiers. Le 8 août 2024, elle ordonne l’expulsion d’Arona Keïta ainsi que de deux autres occupants : Ibrahima Ba et Marème Diop.
Un dernier recours rejeté
Les expulsés tentent alors un dernier recours en référé. Ils soutiennent occuper une parcelle différente de celle visée par le jugement et produisent plusieurs documents à l’appui.
Mais en octobre 2025, le juge des référés rejette leur argumentation. Selon la décision rapportée par L’observateur, une décision exécutoire ne saurait être remise en cause par ces éléments. L’expulsion peut donc se poursuivre.
Colère des voisins, appel au calme et promesses d’accompagnement
Au matin de l’opération, les voisins se massent devant la concession. La colère est palpable, mais aucun débordement n’est signalé. Khalifa Mbaye, délégué de quartier, appelle les jeunes au calme afin d’éviter tout incident.
La maire de Golf Sud, Khadija Mahécor Diouf, se rend sur place pour constater les dégâts et promettre l’accompagnement de la commune aux familles jetées à la rue.
Aujourd’hui, la maison est vide, mais la mobilisation des habitants ne faiblit pas.