Les chauffeurs du Bus Rapid Transit (BRT), regroupés au sein du Syndicat autonome des travailleurs du transport au Sénégal, ont organisé ce vendredi 15 Mai 2026, un rassemblement devant la préfecture de Guédiawaye pour dénoncer le non-respect de leurs doléances par la direction générale.
À l’occasion des deux ans du BRT, les travailleurs ont choisi de porter des brassards rouges afin d’attirer l’attention des autorités sur des revendications qu’ils estiment toujours ignorées, malgré plusieurs démarches engagées auprès de la direction.
Le secrétaire général du syndicat, Sambe, affirme qu’un cahier de doléances a été déposé depuis plusieurs mois auprès de la direction du BRT, sans suite concrète. Les chauffeurs déplorent également l’absence de dialogue direct avec le directeur général. « Nous avons multiplié les démarches, mais nos doléances restent sans réponse », regrette le responsable syndical.
Parmi les principales revendications figurent la révision des contrats de travail, l’amélioration des conditions de service et le respect des droits sociaux des employés. Les chauffeurs dénoncent notamment des horaires jugés excessifs, certains assurant travailler de 7 heures à 21 heures sans repos suffisant.
Le syndicat réclame aussi de meilleures conditions de repos ainsi qu’une adaptation des congés à la pénibilité du métier. Selon les manifestants, une seule semaine de congé ne permet pas de récupérer face aux exigences du service.
Les femmes chauffeurs sont également concernées par les doléances, notamment en ce qui concerne la gestion du congé de maternité et le respect de leurs droits sociaux.
Malgré leur mécontentement, les chauffeurs continuent d’assurer le service afin de ne pas perturber les usagers, tout en portant des brassards rouges comme signe d’alerte.
Les syndicalistes préviennent toutefois qu’en l’absence de solutions, ils envisagent de passer à une « étape supérieure » de leur mouvement. Une escalade des actions est donc envisagée si leurs doléances ne sont pas prises en compte. Ils appellent enfin les autorités, notamment le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, à intervenir pour désamorcer la crise.