Gestion des informations sensibles : Le Cored appelle à plus de prudence et de responsabilité


Gestion des informations sensibles : Le Cored appelle à plus de prudence et de responsabilité
La couverture médiatique dont a fait l’objet le meurtre de B. Camara a poussé le Cored (Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias) à briser le silence. Près de 4 jours après cet homicide volontaire qui a fait les choux gras de la presse, ledit conseil a fustigé certains propos non avérés de cette affaire relatés dans ‘'plusieurs médias audiovisuels et écrits, ont titré le lundi 20 Mai 2019 que la victime Bineta Camara,’’ a été violée avant d’être tuée à Tambacounda’’.
Le rapport médical établi, à la suite de l’autopsie n’ayant relevé aucune agression sexuelle sur la victime, le Cored de regretter cet ‘’empressement inexplicable de certains organes de presse. Lesquels avaient ‘’très vite pointé du doigt le vigile Ass Malick Diop, n’hésitant pas à mettre sa photo à la une, comme l’auteur présumé de ce crime odieux’’. Un fait également démenti par les résultats de l’enquête de la police qui a fini par ‘’par mettre la main sur le meurtrier Pape Alioune Fall qui a avoué son crime’’. 
Des faits qui contredisent ainsi les informations livrées par plusieurs quotidiens et sites en ligne, s’insurge ledit Conseil. Celui-ci de dénoncer également la ‘’surenchère de détails portant parfois atteinte à la dignité de la victime et sans souci pour la douleur des familles.
 
Face à cette situation qu’il a vivement déplorée, le Cored de rappeler ‘’à tous les confrères et consœurs qu’en toute circonstance, nous devons rester des journalistes prudents mais aussi très précautionneux dans la manière de traiter des informations aussi graves et qui soulèvent tant d’émotion’’.
 
En pareilles situations, particulièrement, il faut, selon le Cored, ‘’savoir identifier les bonnes sources en lieu et place des rumeurs et autres racontars’’. Rappel a été également fait qu’il n’appartenait pas aux professionnels des médias de tenter de se mettre à la place des enquêteurs et des médecins. Les seuls détenteurs en l’espèce de la bonne information. D’où une ultime invite faite aux journalistes ‘’d’être plus prudents et regardants sur la forme de couverture de tels événements malheureux, en faisant preuve de plus de professionnalisme. En effet, les faits divers tragiques requièrent une autre approche qui intègre le respect de la dignité des victimes mais aussi de la douleur des familles’’, a indiqué Bacary Domingo Mané, le président du Cored, dans un communiqué parvenu à Dakaractu.
Mercredi 22 Mai 2019
Dakaractu




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