Futur gouvernement de Kaboul : Khalil Haqqani nouveau héros et le « boucher de Kaboul » réapparaissent.


Pourtant sa tête a été mise à prix à hauteur de 5 millions de dollars par les Américains pour toute information indiquant sa cachette. Khalil Haqqani, l'un des « terroristes » les plus recherchés au monde par les États-Unis, s’est finalement montré à Kaboul après plusieurs années de cachette.

Les rencontres se multiplient entre hauts responsables de différentes branches. Khalil Haqqani a rencontré un autre haut responsable : Gulbuddin Hekmatyar, rapporte la presse internationale. Ce responsable a joué un rôle prépondérant durant la guerre civile (1992-1996). En son temps, il était surnommé le « boucher de Kaboul » pour avoir accusé été responsable des destructions et des morts civiles subies par Kaboul au début des années 1990. Il était considéré comme l'un des chefs de guerre les plus cruels du pays pour avoir bombardé Kaboul durant la guerre civile. Car il était un farouche rival des Taliban avant leur arrivée au pouvoir en 1996. Selon l'envoyé spécial des États-Unis en Afghanistan en 1989-1992, Peter Tomsen, Gulbuddin Hekmatyar a été embauché en 1990 par l'Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais pour conquérir et gouverner l'Afghanistan au profit des intérêts pakistanais. Le plan a été retardé jusqu'en 1992 en raison de la pression américaine pour annuler ce plan. En avril 1992, alors que la République démocratique d'Afghanistan commençait à s'effondrer, des représentants du gouvernement ont rejoint les moudjahidines, choisissant différents partis en fonction de leurs affinités ethniques et politiques. Pour la plupart, les membres de la faction khalq du PDPA, majoritairement pachtounes, se sont joints à Hekmatyar.

Sur la même dynamique, pour leurs premiers mots, les Taliban ont proclamé depuis Kaboul, leur intention de nouer de bonnes relations diplomatiques avec tous les pays. Toutefois, ils restent intransigeants sur leur vision et pratiques de la Religion. Ainsi, leurs alliés de tout temps, la Chine, la Russie, la Turquie et l'Iran se sont manifestés, par contre les pays occidentaux sont dans le clair-obscur. « Tout le monde cherche à passer des accords avec les talibans. Nous avons des contacts avec les talibans, mais pas avec les dirigeants. Parler ne veut pas dire reconnaître », a martelé Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne.
Lundi 23 Août 2021
Dakaractu



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