Le président Donald Trump s’est présenté ce mercredi devant les élites économiques réunies à Davos avec un message sans nuance et sans lequel il indique que l’Amérique connaîtrait sous sa présidence un « miracle économique » sans précédent dans l’histoire du pays. À l’occasion du premier anniversaire de sa prise de fonction, le président américain a énuméré une série de chiffres spectaculaires : l'inflation tombée à 1,6%, croissance du quatrième trimestre prévue à 5,4%, et pas moins de 18 000 milliards de dollars d’investissements engagés, un montant qu’il estime pouvoir atteindre 20 000 milliards. « Personne, aucun pays n’a jamais réussi ça dans l’histoire », a-t-il martelé devant des dirigeants d’entreprises et de responsables politiques internationaux.
Le locataire de la Maison-Blanche a défendu sa politique de droits de douane, affirmant avoir réduit le déficit commercial américain de 77% en une seule année. Selon lui, cette approche protectionniste n’aurait pas généré d’inflation, contrairement aux prédictions des « soi-disant experts » qui anticipaient une récession mondiale. Trump a également vanté la suppression de 270 000 postes de fonctionnaires fédéraux, « la plus grande réduction depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale », et affirmé avoir éliminé 129 réglementations pour chaque nouvelle réglementation adoptée.
« Les États-Unis sont le moteur économique de la planète », a indiqué Donald Trump devant l’assemblée du Forum économique mondial. Un message sans ambiguïté qui résume sa vision des relations économiques internationales : l’Amérique d’abord, et le reste du monde suit.
Le président américain a développé cette théorie de l’interdépendance asymétrique en des termes particulièrement directs : « Quand l’Amérique va bien, le monde entier va bien aussi. Quand les choses vont mal pour l’Amérique, elles vont mal pour le reste du monde. »