Fonds spéciaux : Ousmane Sonko plaide pour un contrôle et évoque le cas du CESE


La question des fonds spéciaux, communément appelés « caisses noires », a également été abordée par Ousmane Sonko lors de son entretien avec des médias ce dimanche 16 août. Le président de l’Assemblée nationale et ancien Premier ministre a plaidé pour un renforcement du contrôle de ces ressources publiques.
« Les fonds spéciaux, pourquoi nous les appelons caisses noires ? Parce qu’il y a une nébuleuse et qu’il n’y a pas de contrôle sur ces fonds », a-t-il déclaré.Pour Ousmane Sonko, le principe est clair : ces fonds doivent être soumis à un mécanisme de contrôle. « Ces fonds, s’ils sont contrôlés, c’est bien ; s’ils ne sont pas contrôlés, c’est " haram". C’est ce que j’ai dit. Il faut qu’on les contrôle », a-t-il insisté. L’exemple de la France sur le contrôle des " Fonds politiques" Pour illustrer sa position, le président de l’Assemblée nationale s’est référé au modèle français. Selon lui, en France, la gestion des fonds spéciaux relève du secrétaire général du Gouvernement, et non directement du président de la République. Il souligne également que, depuis 2001, une commission composée de deux députés de l’Assemblée nationale et de deux sénateurs est chargée du contrôle de ces fonds. Ousmane Sonko estime que cet exemple mérite d’être pris en considération, d’autant plus que, selon lui, la France dispose d’un budget largement supérieur à celui du Sénégal. Le cas du CESE évoqué L’ancien Premier ministre est également revenu sur la gestion des ressources du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sous une précédente présidence.
Selon Ousmane Sonko, trois comptes auraient été créés à l’époque et auraient enregistré 2,136 milliards de francs CFA, dans des conditions qu’il qualifie d’irrégulières. Il affirme que cette gestion avait fait l’objet d’observations de l’Inspection générale d’État (IGE). « Lorsque j’ai reçu les rapports de l’IGE, j’ai transmis à la justice. Ça n’a pas plu à tout le monde », a déclaré Ousmane Sonko. L’ancien Premier ministre affirme également avoir écrit au président de la République au sujet de ce dossier, qu’il considère comme sérieux. « Ce sont des faits graves. On va voir la suite », a-t-il conclu, laissant entendre que le traitement judiciaire de cette affaire pourrait connaître de nouveaux développements. " On va voir la suite...",conclu-t-il. 
Dimanche 16 Aout 2026
Dakaractu